OVHcloud confirme son entrée en bourse à l’automne

Le centre de données d'OVHcloud à Strasbourg, en mai 2021. [Hadrian/Shutterstock]

Sur l’antenne de Radio Classique, le directeur général d’OVH Michel Paulin a confirmé ce matin (14 juin) partir à l’assaut des marchés financiers à l’automne, alors que l’information était sortie dans la presse la veille.

« OVH est aujourd’hui le leader européen de cloud et il nous a semblé important d’accélérer notre croissance », a déclaré M. Paulin à la radio, confirmant la rumeur d’un projet d’introduction en bourse sur Euronext Paris d’ici à l’automne qui avait circulé dans la presse ce week-end. « On pense être arrivé à une étape aujourd’hui où l’introduction en bourse va nous donner des moyens supplémentaires et une visibilité sur l’ensemble des marchés », a-t-il précisé, expliquant que « le marché du cloud en Europe en 2025 sera plus grand que l’ensemble du marché des télécoms ».

Basée à Roubaix, l’entreprise française OVHcloud emploie 2 450 personnes et dénombre 32 centres de données à travers le monde. Le mois dernier, celui de Strasbourg avait fait l’actualité alors qu’il était ravagé par un incendie – 120 000 services avaient alors été totalement ou partiellement touchés, la grande partie a été rétablie depuis.

M. Paulin n’a pas indiqué de calendrier précis, ni quelle part du capital de l’entreprise serait ouvert sur les marchés. Aujourd’hui, 80 % du groupe appartient à Octave Klaba, son fondateur, le reste étant détenu par les fonds d’investissements américains KKR et Towerbrook depuis 2016.

Cloud de confiance

« Aujourd’hui on est dans le top 10 mondial, malheureusement le seul européen », a regretté M. Paulin, se félicitant que son groupe offre « des solutions innovantes qui permettront d’offrir un cloud de confiance, un cloud souverain que les clients attendent ».

Face aux risques extraterritoriaux de la loi américaine, il a garanti qu’« il n’y a aucune capacité, technique ou légale, pour qu’un juge américain puisse accéder » aux données hébergées par son entreprise.

Il a néanmoins précisé qu’il continuerait de travailler avec des entreprises américaines — « l’Europe n’a pas toutes les technologies », s’est-il justifié — pour des partenariats techniques. « Aujourd’hui, souveraineté des données ne veut pas dire protectionnisme », a-t-il indiqué, tout en insistant sur le fait qu’il « est important de garantir la souveraineté des données, de protéger les données et nous ne faisons aucun compromis, aucune compromission ».

La France présente sa feuille de route pour un cloud « souverain » et « de confiance »

Bruno Le Maire a présenté aujourd’hui (17 mai), la stratégie française en matière de cloud, annonçant le lancement d’un label de « cloud de confiance » pour assurer une « protection maximale » des données tout en s’affranchissant des risques extraterritoriaux, américains notamment.

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