Paolo Gentiloni propose de revoir les critères de stabilité de l’UE

Paolo Gentiloni, le commissaire européen aux affaires économiques. [EPA-EFE/JOHN THYS / POOL]

Paolo Gentiloni, le commissaire à l’économie, suggère de revoir les critères de stabilité actuels, notamment l’obligation faite aux pays de la zone euro de maintenir un déficit inférieur à 3 % du PIB, excepté en temps de crise. Un article d’Euroefe.

Le point de vue de Paolo Gentiloni sur les critères de stabilité européens est connu depuis que la clause de sauvegarde du pacte de stabilité et de croissance, qui permet aux pays de dépasser les 3% de déficit, a été activée pour la première fois en raison de la pandémie.

Paolo Gentiloni met en garde contre une réactivation trop hâtive du pacte de stabilité

Alors que le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, propose de rétablir le pacte de stabilité dès 2021, Paolo Gentiloni, le commissaire européen aux affaires économiques, appelle à la prudence. Un article d’Euractiv Italie.

« D’une part, la règle budgétaire nous a permis de réduire le déficit de 6 % du PIB en 2010 à 0,6 % en 2019. Mais d’autre part, l’équilibre entre la stabilité budgétaire et la stabilisation macroéconomique, entre l’investissement et la consolidation, a toujours été difficile [à trouver] et nous le voyons clairement maintenant », a-t-il déclaré lors d’une conférence interparlementaire au Bundestag allemand, lundi 12 octobre.

Paolo Gentiloni a expliqué que la règle budgétaire continuerait à être nécessaire, mais qu’elle pourrait être assortie d’autres critères et servir de fondement à une action commune pour stimuler l’économie.

« Dans le passé, la règle budgétaire nous a rendu d’importants services et nous avons vu qu’en temps de crise, nous pouvions être flexibles. Les critères communs peuvent constituer une base permettant d’agir ensemble, également dans le cadre de programmes d’investissement et de relance de l’économie », a-t-il déclaré.

À propos de la situation actuelle, Paolo Gentiloni a rappelé que la pandémie de coronavirus avait provoqué la plus profonde récession de l’histoire de l’UE. Un choc auquel l’Union a réagi par des mesures qui, jusqu’à récemment, paraissaient totalement hors de portée.

L’UE conclut un pacte de relance historique, mais coupe dans son budget et recule sur l’État de droit

Il aura fallu l’un des plus longs sommets de l’histoire du Conseil européen pour que les 27 pays de l’UE trouvent finalement un compromis sur un fonds de relance de 750 milliards d’euros et un budget à long terme. L’accord final, conclu le 21 juillet, réduit le financement de certaines priorités clés de l’Union.

La téléconférence du 12 octobre, à laquelle Paolo Gentiloni a participé depuis son bureau de Bruxelles, avait précisément pour objet de discuter du sens de la règle budgétaire en temps de crise.

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