Pêche : nouvelles aides de la France dans le cadre du plan de relance

Vue d'un bateau de pêche sur le port de Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France, le 03 décembre 2020. [CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA]

Emmanuel Macron a annoncé mardi (14 septembre), devant les Assises de la mer à Nice, une nouvelle enveloppe d’environ 50 millions d’euros pour le secteur de la pêche, confronté aux conséquences du Brexit, dans le cadre du plan de relance.

« On a fait le maximum et on va continuer de faire le maximum » pour aider les pêcheurs alors que les Britanniques sont accusés de ne pas appliquer le compromis sur la pêche conclu fin 2020, a déclaré le chef de l’État.

Il faut que la Commission européenne fasse que « ce qui a été signé soit bien respecté par nos voisins britanniques, sans provocation inutile et sans raviver, si je puis dire, la glorieuse histoire navale franco-britannique puisque certains avaient apparemment envie de faire cela », a-t-il ajouté, en compagnie de la ministre de la Mer Annick Girardin, au premier jour du grand rendez-vous annuel des professionnels des secteurs maritimes.

Soulignant que l’enveloppe d’une cinquantaine de millions d’euros dévolue à la modernisation de la flotte et des criées dans le plan de relance post-Covid 19 avait été « consommée », il a annoncé que le gouvernement allait « abonder une nouvelle enveloppe de 50 millions d’euros supplémentaires pour pouvoir permettre d’avancer ».

Ces mesures visent à renforcer la France dans le secteur maritime, notamment avec des aides pour accélérer la transition écologique des navires de commerce.

« C’est un redéploiement dans le cas du plan de relance et c’est du pragmatisme », a précisé Emmanuel Macron deux mois avant les Assises de la Pêche prévues les 18 et 19 novembre à Saint-Pol-de-Léon et Roscoff en Bretagne.

La pêche a constitué le point le plus dur de la négociation de l’accord commercial post Brexit conclu fin décembre entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Les prises des pêcheurs de l’UE dans les eaux britanniques représentent 650 millions d’euros chaque année.

Le compromis trouvé est source de tensions : les flottes européennes devront renoncer à 25 % de leurs captures dans les eaux britanniques à l’issue d’une période de transition courant jusqu’en juin 2026.

Emmanuel Macron veut renforcer « la puissance maritime » de la France

Emmanuel Macron a appelé mardi (14 septembre), devant les Assises de la mer à Nice, à « aller plus vite » pour « refaire de la France une grande puissance maritime », notamment avec des aides pour accélérer la transition écologique des navires de commerce.

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