Plan de relance: Rome et Madrid alliés pour convaincre les frugaux

Les dirigeants européens négocient actuellement pour parvenir à un accord sur la création d'un plan de relance de 750 milliards d'euros proposé par la Commission européenne qui bénéficiera avant tout aux pays comme l'Italie et l'Espagne qui ont été les plus touchés par la crise du Covid-19, [EPA-EFE/Kiko Huesca (es-ES) POOL]

Les chefs de gouvernement espagnol et italien ont affiché, mercredi 8 juillet à Madrid, leur volonté commune de convaincre les pays dits « frugaux » d’adopter au plus vite le plan de relance européen visant à surmonter la crise provoquée par la pandémie.

Les dirigeants européens négocient actuellement pour parvenir à un accord sur la création d’un plan de relance de 750 milliards d’euros proposé par la Commission européenne.

Ce plan, qui bénéficiera avant tout aux pays comme l’Italie et l’Espagne qui ont été les plus touchés par la crise du Covid-19, suscite de nombreuses réserves chez quatre pays surnommés les « frugaux »: Pays-Bas, Autriche, Suède et Danemark. Un sommet, prévu les 17 et 18 juillet à Bruxelles, portera sur son adoption à l’unanimité.

« La semaine prochaine, j’aurais l’occasion de rendre visite au Premier ministre (néerlandais Mark) Rutte, au Premier ministre suédois Stefan Löfven et à la chancelière (allemande Angela) Merkel », a déclaré le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue italien Giuseppe Conte.

« Avec les frugaux, nous faisons un travail diplomatique (…) pour pouvoir les convaincre, en vue du sommet du 17 juillet », a-t-il ajouté, insistant sur l’idée que « le mois de juillet doit être le mois de l’accord ».

M. Conte a lui aussi prévu de se rendre à La Haye vendredi et à Berlin lundi.

« Nous parlons de l’avenir de l’Europe (…) Le marché unique européen est ici en jeu (…) Sans réponse forte, coordonnée et européenne, nous détruirons le marché unique », a lancé M. Conte, mettant en garde les pays réticents contre les conséquences négatives potentielles sur toutes les économies européennes.

« C’est pourquoi l’Europe doit réagir tout de suite et unie (…) Nous ne pouvons pas nous permettre d’être trop prudents », a insisté le dirigeant italien.

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