Plans nationaux de relance : la Commission s’impatiente

Les dirigeants européens lors du sommet du Conseil européen à Bruxelles en décembre 2019 [EPA-EFE/Yves Herman]

Huit États membres de l’UE doivent encore soumettre leurs plans nationaux de relance et de résilience à la Commission européenne afin d’accéder aux fonds européens d’après-crise COVID-19.

Interrogé mardi (9 février) par Lusa.pt, partenaire d’EURACTIV, une source officielle de l’exécutif européen a déclaré, sans préciser, que « jusqu’à présent, la Commission a reçu des projets de plans ou de nombreux éléments de 19 États membres de l’UE« .

Huit autres États membres n’ont ainsi pas soumis de propositions pour le Fonds de relance de l’UE. Une source a révélé à Lusa que ces huit pays sont le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Autriche, la Lituanie, la Pologne, Malte et l’Estonie.

Bruxelles a reçu les projets de plans nationaux de relance et de résilience du Portugal, de la Grèce, de la Slovénie, de la Hongrie, de la Bulgarie, de l’Espagne, de l’Allemagne, de la Croatie, de la République tchèque, de la France, de la Slovaquie, de Chypre, de la Finlande, de l’Italie, du Danemark, de la Suède, de la Roumanie, de la Belgique et de la Lettonie.

Sans préciser, la source officielle de la Commission européenne a indiqué que l’institution est en « dialogue intensif avec tous les États membres sur la préparation de leurs plans de relance et de résilience, qui définissent leurs programmes nationaux de réforme et d’investissement« .

« Tous les Etats membres ont été encouragés à soumettre leurs projets de plans dès que possible« , a-t-elle ajouté.

La source a également expliqué que ce travail préparatoire vise à « faciliter une prise de décision rapide au stade de l’approbation officielle » et a admis que malgré « des progrès satisfaisants dans ce domaine, il reste encore beaucoup de travail à faire« .

En outre, selon les informations obtenues par Lusa, six pays de l’UE ont ratifié la décision sur les ressources propres, une étape indispensable qui doit être franchie par tous les parlements des 27 États membres pour que la Commission européenne puisse commencer à lever les 750 milliards d’euros qui financeront le fonds de relance.

Il s’agit du Portugal, de la Croatie, de Chypre, de la Slovénie, de la France et de la Bulgarie.

La présidence portugaise du Conseil de l’UE a réitéré mardi l’importance que le plan de relance soit mis en œuvre sans délai, le jour où le Parlement européen votera sur l’élément central du paquet : le mécanisme de relance et de résilience.

Invitée à participer à un débat au Parlement européen sur l’adoption du règlement relatif au mécanisme de relance, la secrétaire d’État portugaise aux affaires européennes, Ana Paula Zacarias, représentant le Conseil de l’UE, a salué le travail accompli par les institutions européennes pour apporter cette réponse « sans précédent » à la crise provoquée par la pandémie.

Toutefois, elle a averti qu' »il reste beaucoup de travail à faire » et qu’il est nécessaire de veiller à ce qu’il ne soit pas interrompu, étant donné l’urgence des fonds.

Avec 672,5 milliards d’euros de subventions et de prêts, le mécanisme de relance et de résilience est le principal élément du plan de relance convenu par l’UE en 2020, la « prochaine génération de l’UE« , pour faire face à la crise sociale et économique causée par la pandémie de COVID-19.

[édité par Mathieu Pollet]

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