Le Portugal impute les retards dans l’implantation de la 5G à la pandémie de COVID-19

[EPA-EFE/FOCKE STRANGMANN]

Selon le gouvernement portugais, l’impasse dans laquelle se trouve la mise en place des réseaux mobiles de cinquième génération (5G) dans l’UE est due à la pandémie de Covid-19. Une « surveillance étroite » des progrès est néanmoins à l’œuvre.

« Malheureusement, la pandémie a entraîné des retards dans la mise en place de la 5G dans plusieurs pays de l’UE, de sorte que la Commission européenne a dû présenter une révision du plan d’action. Nous allons suivre tous les développements », a déclaré Pedro Nuno Santos, le ministre portugais des Infrastructures, lors d’une vidéoconférence avec la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie du Parlement européen, jeudi 28 janvier. La réunion portait sur les priorités de la présidence portugaise du Conseil de l’UE.

Le ministre a déclaré qu’il espérait qu’avec cette mise à jour du plan d’action pour la 5G présenté en 2016, il serait possible de « répondre à certaines des difficultés qui ont surgi en raison de la pandémie et ont créé une impasse pour la 5G ». Car l’objectif de l’UE, qui prévoyait qu’au moins une ville de chaque État membre dispose de la 5G d’ici à la fin de 2020, n’a pas pu être atteint.

Pedro Nuno Santos n’a pas mentionné le cas du Portugal, qui, avec Chypre, la Lituanie et Malte, fait partie du groupe de pays de l’UE où la 5G n’a pas encore été instaurée, selon un rapport présenté mi-janvier par l’observatoire européen qui surveille cette technologie.

Selon l’observatoire européen de la 5G mis en place par la Commission européenne en décembre dernier, cette technologie était présente dans les 23 autres États membres de l’UE plus le Royaume-Uni.

5G : le Conseil constitutionnel valide les dispositions « anti-Huawei »

C’est un revers pour le géant des télécommunications chinois, ainsi que pour les opérateurs français SFR et Bouygues Telecom, à l’origine de la saisie du Conseil constitutionnel.

Pedro Nuno Santos a souligné que la 5G était « d’une grande importance stratégique pour l’Europe car elle constituera le socle de connectivité pour la transformation numérique de l’économie dans des secteurs stratégiques tels que le transport, l’énergie, l’industrie manufacturière, la santé et les médias ».

« Tant [que nous présiderons le Conseil de l’UE], nous allons suivre de près les développements concernant le déploiement et la sécurité des réseaux 5G », a-t-il ajouté.

Inscrivant la 5G au rang de « technologie fondamentale pour l’avenir de l’UE », nécessaire pour que l’Europe « conserve son leadership dans le domaine numérique », le ministre a souligné que « les questions de sécurité [étaient] déterminantes et essentielles ».

« Pour nous, il est fondamental de garantir la sécurité en accédant à la 5G, quelle que soit son origine », a souligné Pedro Nuno Santos lorsqu’il a été interrogé sur les risques éventuels liés à une collaboration avec des fournisseurs et des fabricants chinois, notamment Huawei, qui a été accusé à plusieurs reprises d’espionnage, mais sans aucune preuve.

« L’enjeu est de garantir la sécurité et les conditions qui nous donnent cette sécurité d’accès à la 5G, quelle que soit la partie du monde dont elle provienne », a-t-il insisté.

Autre objectif de la présidence portugaise : faire avancer la stratégie de l’UE en matière de cybersécurité pour la prochaine décennie numérique, présentée à la mi-décembre.

À cette fin, « la présidence portugaise présentera les conclusions du Conseil sur cette stratégie, qui seront adoptées lors du Conseil « Affaires générales » en mars », a précisé Pedro Nuno Santos.

Subscribe to our newsletters

Subscribe
Contribuer