Plans de relance nationaux, sept États membres manquent toujours à l’appel

La semaine dernière, 20 des 27 États membres avaient déjà soumis leurs esquisses concernant leur plan de relance à la Commission européenne. Sept nations manquent encore à l’appel : Autriche, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Malte, Estonie et Pays-Bas. EPA-EFE/JOHANNA GERON / POOL [EPA-EFE/JOHANNA GERON / POOL]

Jeudi (11 mars), la Commission européenne a rappelé que sept pays devaient encore soumettre leur plan de relance d’ici à la fin du mois d’avril afin d’avoir accès aux aides financières européennes.

La semaine dernière, 20 des 27 États membres avaient déjà soumis leur plan de relance national provisoire à la Commission européenne. Sept nations manquent encore à l’appel : Autriche, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Malte, Estonie et Pays-Bas.

Au cours d’un débat avec le Parlement européen sur les plans nationaux des États membres, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a souligné que « la mise en place des plans ne serait fructueuse qu’avec le soutien des partenaires sociaux et de la société civile à chaque étape de la procédure ». C’est la raison pour laquelle Bruxelles a garanti que ces acteurs seraient adéquatement impliqués dans les démarches.

« La Facilité pour la reprise et la résilience dispose de clauses strictes à cet égard », a-t-il indiqué, avançant que « les plans devraient être assortis d’un résumé des consultations organisées avec les parties prenantes, par exemple les autorités locales et régionales, les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les mouvements de jeunesse ».

Selon M. Dombrovskis, « il ne s’agit pas seulement de tenir des consultations publiques », il s’agit surtout de transposer les propositions et les contributions des participants au sein des plans nationaux.

« Les États membres devront expliquer comment les plans établis reflètent les opinions des parties prenantes. Au vu de la portée et des objectifs de la Facilité pour la reprise et la résilience, cela semble couler de source. Ainsi, Les États membres devront mettre en avant comment les plans permettent d’améliorer la cohésion en prenant compte des divergences locales, régionales et nationales », a-t-il renchéri.

« Il sera également crucial de faire participer les autorités locales et régionales, les partenaires sociaux et la société civile dans la mise en pratique des plans au fil des années à venir », a souligné le commissaire européen au commerce, arguant qu’il était « essentiel que ces objectifs ambitieux donnent lieu à des initiatives concrètes qui bénéficieront à la population et aux entreprises ».

« La Commission européenne travaille actuellement sans relâche avec les États membres pour les aider à étoffer et finaliser leur plan national dans les plus brefs délais » afin que les premiers versements des fonds européens s’effectuent à partir de juillet.

Depuis la conclusion de la consultation publique au Portugal, le gouvernement d’António Costa, qui avait déjà soumis une première proposition de plan de relance à la Commission européenne en octobre 2020, continue de négocier avec l’exécutif sur les détails finaux de son plan. Celui-ci devrait être présenté officiellement à Bruxelles dans les prochaines semaines.

Dans le plan provisoire portugais figurent notamment 36 réformes et 77 investissements dans les secteurs social, climatique et numérique, à hauteur de 13,9 milliards d’euros sous forme de subventions non remboursables.

Le rôle de Lisbonne dans la procédure d’approbation des 27 plans nationaux à l’échelle européenne est également crucial, étant donné que le Portugal occupe la présidence tournante du Conseil de l’UE jusqu’au 30 juin 2021.

Bruxelles préférait que les États membres ne présentent leur plan qu’après avoir accordé leurs violons avec la Commission européenne, afin que le processus d’approbation s’opère rapidement, ont révélé des représentants du bloc à Lusa.

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