La présidence portugaise de l’UE veut lancer le nouveau Erasmus+ en juin

Avec 26,2 milliards d'euros, le budget du programme Erasmus+ pour 2021-2027 est presque le double de celui de la période 2014-2020, où il était doté de 14,7 milliards d'euros. [Shutterstock/Giannis Papanikos]

Le ministre portugais de l’éducation, Tiago Brandão Rodrigues, a salué le lancement par la Commission européenne de sa proposition de programme d’échange Erasmus+ pour la période 2021-2027. Il s’est engagé à œuvrer pour son adoption formelle et a annoncé son lancement officiel le 18 juin à Viana do Castelo, dans le nord du Portugal.

Le pays est l’actuel détenteur de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, jusqu’au 30 juin.

« Le Portugal se félicite que la Commission européenne ait adopté le premier programme de travail annuel d’Erasmus+, le programme de l’Union pour les secteurs de l’éducation et de la formation, de la jeunesse et du sport », a déclaré le ministre dans une note envoyée à Lusa vendredi (26 mars).

Il s’y félicite également du « lancement des premiers appels à candidatures dans le cadre du nouveau programme », notant qu’il « mobilisera pour la période de sept ans un montant de plus de 28 milliards d’euros pour financer des projets de mobilité à des fins d’apprentissage et de coopération transnationale, concernant dix millions de citoyens européens de tous âges et de toutes origines ».

En tant que titulaire de la présidence du Conseil, ajoute-t-il, « le Portugal travaille à l’adoption formelle du règlement Erasmus+, le lancement européen du nouveau programme étant prévu le 18 juin à Viana do Castelo. »

La Commission a officiellement lancé jeudi le nouveau programme Erasmus+, doté de 26,2 milliards d’euros et qui se veut plus inclusif et soutient la transition verte et numérique de l’UE.

« Il existe peu de programmes aussi emblématiques que celui-ci : dans la dernière [enquête] Eurobaromètre, les citoyens européens l’ont classé comme le résultat le plus positif de l’UE après la libre circulation et la paix », a déclaré Mariya Gabriel, commissaire à l’innovation, à la recherche, à la culture, à l’éducation et à la jeunesse, lors d’une conférence de presse jeudi. « Il est donc symbolique qu’Erasmus+ soit l’un des premiers programmes que la Commission lance au titre du nouveau cadre financier pluriannuel. »

Avec 26,2 milliards d’euros, le budget du programme Erasmus+ pour 2021-2027 est presque le double de celui de la période 2014-2020, où il était doté de 14,7 milliards d’euros.

Avec ce budget accru, le programme d’échanges continue d’offrir des « possibilités de périodes d’études à l’étranger, de stages, d’apprentissages et d’échanges » aux « apprenants de l’enseignement secondaire, de l’enseignement supérieur, de l’enseignement et de la formation professionnels et aux apprenants adultes », mais se veut « nouveau et remanié » avec l’inclusion d’un volet vert et numérique, tout en cherchant à être plus inclusif.

En ce qui concerne la nécessité de lier Erasmus+ à la transition numérique, que la Commission a identifiée comme une priorité, Mme Gabriel a déclaré que le programme jouerait un « rôle essentiel » dans la « préparation des individus et des organisations » à la transition, en contribuant à « soutenir les compétences des enseignants, des formateurs et des étudiants de tous âges à faire un usage intelligent et responsable des outils numériques.é

Dans le cadre du « Green Deal » européen, qui prévoit que l’Union européenne atteigne la neutralité carbone d’ici à 2050, Erasmus+ doit également contribuer à la transition en offrant « des incitations financières aux participants pour qu’ils utilisent des modes de transport durables, tels que le train » et en investissant dans des projets de sensibilisation à la nécessité de protéger l’environnement.

Lancé pour la première fois en 1987, le programme Erasmus est devenu Erasmus+ en 2014 afin de couvrir de nouveaux domaines d’activité, tels que la formation professionnelle, l’éducation des adultes et les échanges de jeunes, d’animateurs et d’entraîneurs sportifs.

En plus d’offrir des possibilités d’études et de stages à l’étranger, le programme investit également dans des projets de coopération transfrontalière, notamment entre les universités, les établissements d’enseignement et les organisations de jeunesse et de sport.

Selon la Commission européenne, en trois décennies, « plus de dix millions » d’Européens ont pris part au programme, auquel participent, outre les 27 pays de l’UE, l’Islande, le Liechtenstein, la Macédoine du Nord, la Norvège, la Serbie et la Turquie.

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