Entretien : l’UE soutient la Turquie contre les « terroristes » du PKK [FR]

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Dans un entretien à EURACTIV, Olli Rehn, le commissaire européen à l’Elargissement, a exprimé son soutien aux opérations militaires turques contre les guérilleros du PKK à la frontière irakienne, affirmant que Bruxelles comprenait le besoin du gouvernement de protéger ses citoyens des « attaques terroristes transfrontalières continues ».

Les propos du commissaire Rehn indiquent clairement que Bruxelles est prêt à soutenir la Turquie, pays candidat à l’adhésion à l’UE, dans la crise qui s’est soldée par la mort de 12 soldats turcs après le début des violences la semaine dernière.

Dans un entretien à EURACTIV, M. Rehn a déclaré : « la Turquie est confrontée à des attaques terroristes transfrontalières continues du PKK, qui figure sur la liste européenne des organisations terroristes. La Commission comprend le besoin de la Turquie de protéger ses citoyens ».

« Nous continuons à vivement encourager la Turquie et l’Irak à aborder ce problème au moyen d’une coopération entre les autorités concernées. […] Dans ce contexte, le récent accord bilatéral entre la Turquie et l’Irak concernant la lutte contre le terrorisme est une étape bienvenue ».

Cette démonstration de soutien survient alors que des signes laissent entrevoir une solution pacifique prochaine. Mardi 23 octobre, le président irakien, Jalal Talabani, a déclaré que la milice du PKK au nord de l’Irak devait annoncer un cessez-le-feu.

Entre temps, l’armée turque a augmenté le nombre de ses forces en présence à la frontière irakienne, alors que la pression de la population turque s’accroît pour lancer des opérations militaires de grande envergure contre les guérilleros du PKK dans le nord de l’Irak. Vendredi 19 octobre, le Parlement turc a donné son feu vert à une motion permettant le déploiement des troupes dans la région.

Ces tensions éclatent au moment où les relations entre l’UE et la Turquie arrivent au premier plan politique, la Commission devant publier son rapport régulier sur l’avancée des négociations concernant l’adhésion de la Turquie à l’UE, le 7 novembre.

Tout en refusant tout commentaire sur les détails du rapport jusqu’à son adoption par le collège des commissaires, M. Rehn a déclaré à EURACTIV que le rapport serait « objectif et juste, comme les années passées ».

« Le nouveau gouvernement [turc] accorde une place prioritaire au processus d’adhésion à l’UE et à la réforme constitutionnelle sur son agenda, afin d’améliorer la démocratie et d’étendre les libertés fondamentales. Les réformes devraient être relancées en totalité et sans retard ».

Le Parlement européen devrait voter une résolution sur les relations entre l’UE et la Turquie le 24 octobre, le commissaire Rehn et le Conseil de l’UE doivent également faire des déclarations.

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez-ici.

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