Les Européens saluent l’accord électoral qui apaise la Géorgie

[EPA-EFE/ZURAB KURTSIKIDZE]

Des parlementaires européens ont applaudi l’accord politique conclu en Géorgie entre le parti au pouvoir et ceux de l’opposition. Le pacte promet de résoudre le conflit sur la réforme électorale qui a provoqué une série de manifestation dans tout le pays.

Le groupe d’eurodéputés qui suit les relations entre l’UE et la Géorgie ne cachait pas son enthousiasme le 10 mars. Les élus ont déclaré que le compromis trouvé pour modifier la loi électorale nationale marquait « un tournant dans la vie politique de la Géorgie ». Ils ont félicité les partis pour « avoir fait passer l’intérêt de leur pays et de leurs citoyens en premier ».

L’été dernier, des manifestations ont agité le pays caucasien – qui aspire à rejoindre l’UE – lorsque des citoyens sont descendus dans la rue pour réclamer un système électoral plus proportionnel que le système actuel. Celui-ci est dominé par le parti Rêve géorgien que préside son fondateur, Bidzina Ivanishvili, l’homme le plus riche de Géorgie.

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Le 27 février, le Conseil européen a approuvé la proposition de la Commission de libéraliser le régime des visas pour la Géorgie. Un article d’Euractiv Allemagne.

Le parlement de Géorgie compte 150 sièges, dont 77 sont attribués sur la base de la représentation proportionnelle, le reste étant réparti entre des circonscriptions uninominales.
De nouvelles manifestations ont éclaté en novembre dernier, lorsque le projet de loi qui allait instaurer des élections entièrement proportionnelles en octobre 2020 a échoué.

Un compromis a finalement été trouvé le 8 mars entre Rêve géorgien et l’opposition, après trois mois de négociations pour lesquelles des représentants de l’UE, de l’Allemagne, du Conseil de l’Europe et des États-Unis ont joué les facilitateurs.

Selon l’accord, le nombre de sièges attribués à la proportionnelle est porté à 120, un seuil électoral de 1 % est instauré et un parti doit obtenir au moins 40 % des voix pour pouvoir former sa propre majorité.

Le gouvernement et l’opposition ont également signé une déclaration soulignant la nécessité d’éviter des actions qui pourraient être perçues comme les signes d’une politisation inappropriée des processus judiciaire et électoral de Géorgie.

« Le gouvernement et l’opposition géorgiens ont fait preuve de maturité politique et ont fait franchir à leur pays un grand pas vers l’émergence d’une véritable démocratie », a écrit l’eurodéputée verte allemande Viola Von Cramon Taubadel.

La Commission européenne a également salué l’accord, le qualifiant de « signal très bienvenu, important et visible du leadership politique de toutes les parties ».

Une Française élue présidente en Géorgie

L’ex-ambassadrice française Salomé Zourabichvili, soutenue par le parti au pouvoir Rêve géorgien, a remporté le deuxième tour de la présidentielle géorgienne, une élection test pour la démocratie de ce pays du Caucase.

Les eurodéputés ont appelé les « partenaires géorgiens à mettre l’accord pleinement en œuvre et à veiller à ce que les amendements constitutionnels qui en découlent soient rapidement adoptés par leur parlement ».

Des groupes de la société civile géorgienne ont également manifesté leur soutien au compromis.

Civil.ge relève que cinq organisations de la société civile ont publié une déclaration le 9 mars : « Une telle amélioration du système électoral est une condition préalable importante pour garantir un environnement électoral pacifique et équitable », ont -elles souligné.

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Mission of Georgia to the European Union

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