L’Albanie cherche à sortir de l’impasse politique

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Le gouvernement albanais fait tout ce qu'il peut pour trouver un moyen de sortir le pays d'une crise politique sans précédent, qui a vu l'opposition boycotter le Parlement et empêcher Tirana d'avancer vers l'adhésion à l'UE, a affirmé Ilir Meta, vice premier ministre et ministre des affaires étrangères, dans un entretien exclusif avec EURACTIV.

Le gouvernement albanais est fortement engagé à résoudre la crise, a déclaré M. Meta, qui est à la tête du Mouvement socialiste pour l'intégration, un petit parti qui a remporté 5 sièges aux élections de juin 2009 et qui est devenu un partenaire de coalition du parti démocrate dirigé par le premier ministre Sali Berisha.

Depuis l'élection de juin, le parti démocratique au pouvoir et le leader du Parti socialiste de l'opposition Edi Rama n'ont cessé de s'accuser mutuellement de fraude (EURACTIV 30/06/09).

Le parti de l'opposition, le parti socialiste albanais, qui contrôle presque la moitié des sièges au Parlement, a boycotté l'assemblée pendant des mois, entravant l'adoption des lois, y compris un grand nombre d'entre elles indispensables pour aligner le pays sur la législation de l'UE.

Les socialistes, qui occupent 65 des 140 sièges du Parlement, sont retournés sur les bancs de l'assemblée parlementaire fin février. Ils ont cependant refusé de participer aux activités parlementaires car  leur demande pour un recompte des voix a été rejetée par l'assemblée, dominée par la coalition de M. Berisha. Le gouvernement estime qu'il doit y avoir une important justification juridique pour un recompte, et pas de simples accusations.

M. Meta a affirmé que la coalition dirigeante avait promis une majorité à l'opposition dans une commission d'enquête parlementaire, ainsi que la direction de la commission, et la possibilité d'enquêter sur tout sujet de controverse concernant la dispute sur les bulletins de vote.

Néanmoins, il s'agit d'une question qui inquiète l'indépendance des tribunaux et du système judiciaire, a insisté M. Meta.

Nous avons donc fait clairement savoir qu'il était très important qu'ils s'adressent à la Cour constitutionnelle, et qui si cette dernière donnait une interprétation positive de leur demande, alors nous respecterions cette demande.

Il a affirmé que le gouvernement avait convenu que l'opposition devait être en mesure de s'adresser à la Commission de Venise, une entité spécialisée du Conseil de l'Europe créée dans le but d'apporter une assistance constitutionnelle aux nouvelles démocraties issues de la chute du Mur de Berlin.

L'opposition avait soulevé avec ses mots des inquiétudes, non pas des faits, concernant la fraude aux dernières élections, a-t-il affirmé, ajoutant que le gouvernement souhaitait que leurs revendications fassent l'objet d'une enquête professionnelle et légale par le bureau du procureur.

Il a dit que le gouvernement aiderait financièrement le bureau du procureur pour rassembler un groupe de travail composé de procureurs – autant que nécessaire pour enquêter sur toutes les accusations de fraude.

Il a pressé la commission d'enquête du Parlement de ne pas attendre les décisions de la cour constitutionnelle et de la Commission de Venise pour commencer le travail. En fonction de leurs décisions, les bulletins de vote seront rouverts ou non pour être recomptés plus tard, a-t-il ajouté.

Pour lire l'entretien dans son intégralité, cliquez ici.

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