Après que la présidence slovène de l’UE a annulé une conférence sur l’adhésion programmée le 21 avril en raison des progrès insuffisants dans les négociations, le commissaire à l’Elargissement Olli Rehn a garanti au pays que l’UE resterait engagée à poursuivre l’objectif de sa future adhésion.
M. Rehn a déclaré au quotidien allemand Die Welt que la Turquie traverse actuellement la phase plus critique depuis le début de ses négociations d’adhésion à l’UE en 2005. Ainsi, il est important que l’UE montre son engagement en faveur de l’adhésion de la Turquie étant donné que le pays reste de façon convaincante sur le chemin des réformes nécessaires à son adhésion.
Dans le cas présent, M. Rehn a déclaré qu’il s’attendait à ce que la Turquie rejoigne l’UE dans 10 à 15 ans.
Parallèlement, la présidence slovène a annulé une conférence d’adhésion avec Ankara concernant l’échec du pays à satisfaire aux critères initiaux dans un des deux chapitres qui devaient être ouverts pendant la rencontre, d’après la mission turque à l’UE.
Selon un diplomate turc, le pays a reçu une aide pour remplir les conditions dans le domaine du droit des sociétés mais n’y est pas parvenu dans le domaine du droit de la propriété intellectuelle. M. Rehn a déclaré à Die Welt qu’il souhaitait ouvrir les deux chapitres en juin prochain.
La Turquie espère ouvrir deux nouveaux chapitres pendant la présidence française au cours du deuxième semestre de cette année, à savoir la libre de circulation des capitaux et l’enseignement et la culture, a déclaré le diplomate turc à Europolitics.
Jusqu’à présent, six chapitres sur 35 de la négociation ont été ouverts et M. Rehn espère l’ouverture de chapitres supplémentaires dont celui de l’énergie au cours du deuxième semestre de cette année.
Dans le même temps, la commission en charge des Affaires étrangères du Parlement a approuvé hier (21 avril) un rapport sur les progrès réalisés par la Turquie et a salué les récents efforts législatifs du pays, en faisant notamment référence à l’amendement de l’article 301 du code pénal envoyé au parlement par le gouvernement.
Le rapport, rédigé par l’eurodéputée néerlandaise Ria Oomen-Ruijten, appelle le gouvernement du Premier ministre Erdogan et le Parlement à mener cette réforme sans tarder et a bien précisé qu’il fallait travailler davantage et plus rapidement.
Les eurodéputés se disent également inquiets des répercussions de la dissolution du parti AKP, appelant la Cour constitutionnelle turque de respecter les principes de la règle de droit, les normes européennes et les orientations de la commission de Venise sur l’interdiction des partis politiques.

