Des hauts responsables européens ont montré des signes de soulagement lorsque le Haut Conseil judiciaire libyen a annoncé sa décision d’annuler les peines de mort infligées à cinq infirmières bulgares et un docteur palestinien, accusés d’avoir inoculé le virus du SIDA à 400 enfants.
Le 17 juillet 2007, le président de la Commission, José Manuel Barroso, et la commissaire chargée des relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, ont indiqué dans une déclaration conjointe : « Le fait que le Conseil supérieur des instances judiciaires n’ait pas maintenu la peine capitale constitue un premier soulagement ».
La déclaration intervient après la décision du Conseil supérieur des instances judiciaires d’annuler les peines de mort, maintenues par la Cour suprême moins d’une semaine auparavant, et de les remplacer par des peines de prison à vie (EURACTIV 12/07/07).
Ils ont également ajouté : « Notre objectif est cependant de parvenir a un solution qui permette le départ du personnel médical bulgare et palestinien de Libye et leur transfert vers l’UE dès que possible ».
Bien que le Conseil judiciaire n’ait pas spécifié le sort immédiat réservé aux détenus, la décision pourrait autoriser leur extradition vers des centres de détention bulgares, conformément à un accord d’échange de prisonniers de 1981. Le ministre des affaires étrangères bulgare a indiqué que la procédure de transfert serait étudiée à partir du 18 juillet 2007.
Selon le coordinateur de la défense bulgare, Trayan Markovski, « la présidence bulgare aurait le possibilité de les gracier » une fois de retour en Bulgarie.
Les membres du corps médical, emprisonnés depuis 1999, ont nié les accusations portées contre eux, soutenant que leurs confessions avaient été obtenues sous la torture.
Un porte-parole des familles des enfants libyens, Idriss Lagha, a indiqué que les familles avaient retiré leur demande d’exécution après avoir reçu des paiements compensatoires, facilitant ainsi la décision du Conseil judiciaire.
La décision a également été influencée par le fait que six accusés se soient engagés, par écrit, à ne pas poursuivre l’état libyen pour les sept années passées en prison.
La décision du Conseil supérieur des instances judiciaires a non seulement favorisé leur éventuelle libération mais elle a également chassé le nuage noir qui planait au dessus des relations entre l’UE, à laquelle la Bulgarie a adhéré en 2004, et la Libye.
José Manuel Barroso et Benita Ferrero-Waldner ont indiqué : « Nous allons maintenant étudié la décision et ses implications avec les autorités libyennes et les autres autorités impliquées. Nous espérons qu’une solution à cette affaire tragique et qui dure depuis bien longtemps sera rapidement trouvée ».

