La pression monte en vue d’un compromis sur le nom de la Macédoine [FR]

La pression occidentale s’accentue pour faire accepter à la Macédoine et à la Grèce un compromis dans le cadre d’une dispute qui a duré 17 ans, empêchant la petite nation de rejoindre l’OTAN et d’avancer sur le chemin de l’intégration européenne.

La proposition du médiateur de l’ONU Matthew Nimetz, qui souhaite renommer la petite république « Macédoine du Nord », est intervenue au cours de la visite du secrétaire d’Etat américain à la Défense Robert Gate dans la ville macédonienne d’Orhid, où il a appelé le pays à résoudre sa dispute avec la Grèce s’il comptait rejoindre l’OTAN. 

Selon la presse, M. Nimetz aurait demandé une réponse d’ici au 24 octobre. 

Les médias grecs ont indiqué que le compromis présenté par le diplomate américain consistait essentiellement à utiliser le nom de « République de Macédoine du Nord » lors des réunions internationales. Quant au nom de « Macédoine », il pourrait être utilisé en interne et dans le cadre des relations bilatérales avec d’autres pays reconnaissant ce nom constitutionnel. 

Auparavant, un tel compromis avait été accepté par la Grèce, mais pas par la Macédoine. Toutefois, ce pays semble désormais afficher davantage de flexibilité. 

Officiellement, les deux parties se sont abstenues de commenter la proposition de M. Nimetz. La plupart des observateurs considèrent d’ailleurs ce silence comme un signal positif. 

Entre-temps, la Macédoine et la Monténégro, une autre république d’ex-Yougoslavie, ont reconnu l’indépendance du Kosovo le jeudi 9 octobre, suscitant des réactions de colère en Serbie. Depuis la déclaration d’indépendance du Kosovo en février, 50 pays ont reconnu l’ancienne province serbe.

Cela faisait plusieurs mois que la Macédoine et le Monténégro étaient soumis à la pression des Etats-Unis, qui les enjoignaient de reconnaître le Kosovo. De son côté, la Serbie a averti ses deux voisins que leur décision serait vue comme un coup de couteau dans le dos. Selon des diplomates, la Macédoine, un petit pays sans accès à la mer, serait incapable d’endurer l’hostilité de la Grèce et de la Serbie. 

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