Le nouveau ministre roumain à l’intégration européenne s’est dit
« particulièrement préoccupé » par l’une des conditions imposées par
l’UE à Bucarest, exigeant l’arrêt du versement de toute aide
publique à l’industrie sidérurgique.
La lutte contre la corruption et la promotion de la concurrence
feront partie des priorités d’Ene Dinga, récemment nommé ministre à
l’intégration européenne. Exposant les objectifs de son mandat lors
d’un point de presse organisé à Bucarest, M. Dinga a notamment
indiqué que « la réforme de l’administration publique, le
renforcement du contrôle des fonds européens alloués à la Roumanie,
ainsi que la concurrence et la réforme de la Justice
représenta[ient] le noyau dur des onze principales priorités que
nous devons remplir dans les semaines qui viennent ».
Le ministre s’est déclaré particulièrement soucieux des effets
de l’application de l’une des exigences les plus pressantes de
l’UE, en l’occurence l’abandon des aides publiques versées par
Bucarest à l’industrie sidérurgique du pays. Selon les
autorités roumaines, l’application des règles européennes dans ce
secteur aurait des conséquences très négatives, entraînant
notamment la fermeture de plusieurs usines. La Roumanie s’est
d’ores et déjà fixé pour objectif de supprimer 8500 emplois (sur un
total de 52 000) dans la sidérurgie d’ici 2008.
Avant même son entrée en fonctions officielle, le nouveau
président roumain Traian Basescu avait déjà demandé que des
modifications soient apportées aux exigences européennes en matière
d’énergie et de concurrence. Cet appel à une renégociation des
conditions d’adhésion du pays avait été rejeté le Commissaire à
l’élargissement Olli Rehn.
