La Turquie estime que la crise chypriote est l’occasion de mettre fin à la division

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Le président turc, Abdullah Gül, a déclaré mercredi que la crise financière à Chypre constituait une « occasion importante » de mettre un terme à la division de l’île. L’État insulaire est divisé en deux parties : Chypriotes grecs au sud et Turcs au nord.

L'île méditerranéenne a conclu un plan de sauvetage de 10 milliards d'euros avec la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) mardi afin d'éviter la faillite.

Elle est divisée depuis un coup d'État de Chypriotes grecs et les Turcs ont ensuite envahi la partie nord en 1974. Des tentatives de réunification ont déjà échoué à plusieurs reprises et la Turquie est le seul pays à reconnaître la République turque de Chypre du Nord autoproclamée.

« L'île connaît en ce moment une crise économique importante. La crise devrait fournir une occasion de taille […], parce que si l'île est réunifiée, son potentiel économique deviendra plus important, » a déclaré M. Gül lors d'une visite officielle en Lituanie.

« Il existe certaines restrictions, certains embargos pesant sur l'île. « Ce que nous proposons, c'est de lever simultanément tout type de restriction ou d'embargo, afin de créer un nouveau climat propice à des progrès », a-t-il ajouté.

« J'espère que ce message sera bien compris. »

Le refus de la Turquie d'étendre un accord douanier avec l'Union européenne en ouvrant ses ports aux marchandises en provenance de Chypre est l'un des obstacles à ses ambitions européennes.

Ankara a entamé des négociations sur son adhésion à l'UE en 2005, un an après l'adhésion de Chypre. Ces négociations sont toutefois dans l’impasse, à la fois en raison du problème chypriote délicat et de l'opposition de membres principaux de l'UE comme l'Allemagne et la France.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a qualifié le problème chypriote d'obstacle de taille lors de son déplacement en Turquie en février.

Les relations entre la Grèce et la Turquie se sont améliorées au fil des ans et une résolution du conflit est plus probable qu'avant.

Cernée par une crise économique nationale, la Grèce s'est engagée le mois dernier à doubler ses échanges commerciaux annuels avec son voisin oriental de 8 milliards d'euros d'ici 2015.

Le premier ministre grec, Antonis Samaras, a rencontré son homologue turc, Tayyip Erdogan, à Istanbul et a signé des accords sur des domaines allant de l'agriculture aux secours en cas de catastrophe.

M. Gül a déclaré que le potentiel de coopération entre la Turquie et la Grèce augmentait les avantages d'une réunification chypriote.

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