L’Albanie et la Serbie confirment leur présence au sommet de l’UE

Mardi, le Premier ministre serbe Aleksander Vučić a déclaré qu’il annoncerait le lendemain, avec ses homologues albanais et macédonien, s’ils participeraient au sommet. Le sommet devrait placer l’élargissement de l’UE en tête de ses priorités, notamment concernant l’Ukraine, la Moldavie et les Balkans occidentaux. [EPA-EFE/GEORGI LICOVSKI]

Mis à jour avec une réaction de la Serbie

Le Premier ministre albanais Edi Rama a confirmé mercredi (22 juin) qu’il participera au sommet européen de jeudi, qui sera consacré à l’élargissement, après avoir annoncé mardi qu’il envisageait de le boycotter en raison du veto de la Bulgarie sur la Macédoine du Nord.

Ce veto, qui porte sur des différends linguistiques, historiques et culturels, relègue les deux voisins des Balkans occidentaux au bout de la file d’attente de l’UE depuis plusieurs années, bien qu’ils aient rempli les conditions nécessaires pour passer à l’étape suivante de l’adhésion.

Mardi, le Premier ministre serbe Aleksander Vučić a déclaré qu’il annoncerait le lendemain, avec ses homologues albanais et macédonien, s’ils participeraient au sommet. Le sommet devrait placer l’élargissement de l’UE en tête de ses priorités, notamment concernant l’Ukraine, la Moldavie et les Balkans occidentaux.

La Serbie, l’Albanie et la Macédoine du Nord pourraient boycotter le sommet de l’UE, selon Aleksandar Vucic

Le président serbe Aleksander Vučić a déclaré que lui-même et ses homologues albanais et nord-macédoniens annonceront mercredi (22 juin) à midi s’ils participeront au prochain sommet des dirigeants de l’UE, un sommet qui portera essentiellement sur l’élargissement.

M. Rama a confirmé sa présence sur Twitter en déclarant : « Je viens d’apprendre que les choses bougent aujourd’hui en Bulgarie. Trop tôt pour être optimiste et pas assez pour changer la partie du discours de demain où la Bulgarie est critiquée comme un pays qui a kidnappé deux pays de l’OTAN alors qu’il y a une guerre acharnée aux frontières de l’Europe. »

Appels du GERB

M. Rama a fait référence à un appel du chef du parti d’opposition bulgare GERB, l’ancien Premier ministre Boyko Borissov, qui est en partie responsable de l’initiative du veto, en faveur de sa levée.

M. Borissov a déclaré que les 59 députés de son parti GERB voteraient en faveur d’une décision du cabinet visant à lever le veto sur la base d’une proposition de la présidence française du Conseil de l’UE.

La décision a été saluée par le commissaire européen à l’Élargissement, Oliver Varhelyi, qui a remercié M. Borissov et qualifié cette décision d’historique.

« Nous remercions le chef de l’opposition Boyko Borissov d’avoir pris une décision historique pour l’Europe et pour la Macédoine du Nord en acceptant de négocier sur la base de la proposition de la France permettant de procéder à l’ouverture des négociations sur l’adhésion. »

« Nous attendons du gouvernement [bulgare] qu’il fasse les propositions nécessaires au Parlement aujourd’hui afin que l’Europe puisse avancer », a-t-il ajouté.

Le chef de cabinet du Premier ministre Kiril Petkov a déclaré que le gouvernement ne comptait pas approuver la levée du veto avant une séance de la commission des Affaires étrangères et un éventuel vote en plénière.

La proposition française prévoit l’ouverture des négociations d’adhésion et l’inclusion des demandes de Sofia dans les discussions. La Commission jouerait le rôle de garant tout au long du processus.

L’espoir d’être entendu

M. Rama a également indiqué sur Twitter qu’il espérait être entendu lors du sommet au sujet de l’idée d’une nouvelle communauté politique européenne, proposée par le président français Emmanuel Macron, qu’il soutient.

En outre, M. Rama a déclaré que la question des « Balkans ouverts », une initiative régionale, sera également à l’ordre du jour car elle « fait progresser l’esprit de l’Europe et notre prise en otage par la Bulgarie qui le détruit. »

Les Balkans ouverts est une initiative qui facilite la libre circulation des personnes, du commerce et des affaires entre la Serbie, l’Albanie et la Macédoine du Nord. Toutefois, le Kosovo, le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine ont refusé d’y adhérer jusqu’à présent.

Parallèlement, à Sofia, il est devenu évident que l’opposition est déterminée à faire tomber le gouvernement de M. Petkov plus tard dans l’après-midi.

Le vote visant à élire un nouveau président du Parlement bulgare, qui compte 240 sièges, n’a pu avoir lieu faute de quorum, les 125 députés de l’opposition ne s’étant pas présentés.

Les députés voteront en séance plénière à 19 h 30 sur une motion de censure déposée par l’opposition contre le gouvernement de M. Petkov.

Le cabinet de M. Petkov a perdu sa majorité lorsque son partenaire de coalition, le parti populiste « Il y a un tel peuple », l’a quitté officiellement en raison de désaccords concernant le budget et la politique vis-à-vis de la Macédoine du Nord.

La Serbie dit oui

Peu de temps après l’annonce de M. Rama, les médias serbes ont rapporté une déclaration du gouvernement confirmant sa participation.

« Après des consultations détaillées et complètes avec les associés et les membres des gouvernements, les dirigeants des trois pays ont décidé de se rendre au sommet ensemble, en convenant de principes qui constitueront la colonne vertébrale des discussions avec de nombreux responsables de l’UE », est-il écrit.

La déclaration ajoute : « Nous sommes conscients que les sujets que nous aborderons lors du sommet ne seront pas faciles, mais notre participation démontrera et confirmera une fois de plus notre engagement pour la trajectoire européenne que suivent la Serbie, l’Albanie et la Macédoine du Nord. »

La Bulgarie pose trois conditions pour la levée du veto sur la Macédoine du Nord

La Bulgarie lèvera son veto sur les négociations d’adhésion à l’UE de la Macédoine du Nord voisine si trois conditions sont réunies, a annoncé jeudi le Premier ministre Kiril Petkov, dont la coalition est actuellement en pleine tourmente.

 

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