Le Bélarus quitte le Partenariat oriental de l’UE

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Le Bélarus s'est retiré aujourd'hui (30 septembre) du Partenariat oriental de l'UE, qui vise à développer des relations plus étroites avec les pays à l'Est de l'Europe. Il a dénoncé une « discrimination sans précédent » et une « modification » des principes sur lesquels le Partenariat avait été fondé deux ans plus tôt.

Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a annoncé lors des discussions d'ouverture de la seconde journée du sommet du Partenariat oriental à Varsovie que la délégation du Bélarus était « absente ».

Le ministère bélarussien des affaires étrangères a publié une déclaration dans laquelle il déplorait qu'en amont du sommet, les organisateurs polonais aient pris des « mesures discriminatoires sans précédent » contre le Bélarus.

« Ils ont refusé d'envoyer une invitation au chef du gouvernement du Bélarus. Par conséquent, le chef de délégation nommé par la République du Bélarus n'a pas pu participer au programme du sommet », peut-on lire dans ce communiqué.

Il était clair dès le départ que le président bélarussien, Alexandre Loukachenko, perçu comme le « dernier dictateur d'Europe », ne serait pas invité au même titre que ses homologues des autres pays du Partenariat oriental : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Moldavie et Ukraine. A sa place, la présidence polonaise de l'UE a invité le ministre des affaires étrangères, Sergei Martynau.

Toutefois, juste avant le sommet, Minsk a déclaré qu'elle serait représentée par son ambassadeur à Varsovie et non pas par M. Martynau.

« Le Partenariat ne peut pas être fondé sur la discrimination », peut-on encore lire dans le communiqué, qui précise que toute décision prise lors du sommet sans la participation du Bélarus se révèlerait « illégitime ».

Mais la réelle raison de la réaction du Bélarus pourrait bien en être que le premier ministre polonais, Donald Tusk, et le président du Conseil, Herman Van Rompuy, aient organisé des réunions avec l'opposition bélarussienne lors d'une conférence de la société civile, en marge du sommet du Partenariat oriental.

Dans un communiqué publié sur le site de la présidence de l'UE, M. Tusk a déclaré qu'aucune concession ou aucun geste ne serait fait tant que tous les prisonniers politiques du pays ne seraient pas libérés. M. Van Rompuy a fait une déclaration similaire.

« Nous ne pouvons pas nous engager à aider [le Bélarus] sans constater un net progrès en ce qui concerne le respect des droits de l'homme dans ce pays, ce qui signifie la libération immédiate et la réhabilitation de tous les prisonniers politiques ainsi que l'engagement dans un dialogue réel avec l'opposition », a-t-il expliqué.

Concernant le sommet du Partenariat oriental, M. Tusk a affirmé que l'UE faisait des efforts pour tenter de rapprocher les pays participants de l'Europe. « Le Partenariat s'est avéré être un projet efficace », a-t-il résumé.

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