Le négociateur albanais de l’UE s’en prend à la France au sujet de l’adhésion

L'ambassadrice Elisabeth Barsaqc a déclaré lundi (3 janvier) que l'Albanie et la Macédoine du Nord ne devaient pas être dissociées dans le processus d'adhésion. [Leonid Altman/Shutterstock]

Tous les États membres ne sont pas enthousiastes à l’idée d’agrandir l’UE, et la France pourrait bien en faire partie, selon le négociateur en chef de l’Albanie auprès de l’Union européenne, Zef Mazi.

L’Albanie et la Macédoine du Nord sont actuellement couplées pour ce qui est de leur adhésion à l’UE. Le veto de la Bulgarie sur cette dernière signifie que la place de l’Albanie à la première conférence intergouvernementale, qui lance officiellement le processus d’adhésion, a également été reportée indéfiniment.

L’ambassadrice Elisabeth Barsaqc a déclaré lundi (3 janvier) que l’Albanie et la Macédoine du Nord ne devaient pas être dissociées dans le processus d’adhésion. « Nous devons surmonter l’idée que ces deux nations peuvent être séparées… nous devons faire de notre mieux pour que les deux conférences intergouvernementales puissent se tenir en même temps », a-t-elle déclaré à Euronews.

M. Mazi a répondu en disant : « Je peux dire que les ambassadeurs agissent avec les instructions de leurs centres… Mais je ne comprends pas sur quelles bases juridiques, législatives, directives de l’UE ou autres, la position de division ou de non-division de pays comme l’Albanie et la Macédoine du Nord est fondée. »

« Il est clair que dans l’UE, il y a des États membres qui ne sont pas enthousiastes à l’idée d’intégrer, d’amener de nouveaux membres dans l’UE. L’Albanie a rempli toutes les exigences et tous les critères pour entamer les négociations techniques avec la première conférence intergouvernementale. À ce stade, l’Albanie, pour autant que je sache, et je crois avoir raison, bénéficie de l’unanimité des 27 États membres, y compris la Bulgarie. Il n’y a pas l’unanimité des 27 pays pour la Macédoine du Nord. C’est un problème politique », a-t-il poursuivi.

Il a également mentionné que dans les priorités de la France pour sa présidence tournant du Conseil de l’UE, le sujet de l’intégration des candidats actuels n’est pas mentionné. Au lieu de cela, il est question d’une conférence sur la coopération régionale dans les Balkans.

« Je ne suis pas en mesure pour le moment de démêler ce que cela signifie… cela reste flou », a déclaré M. Mazi.

Il a conclu qu’« il ne semble pas y avoir d’appétit de la part de tous pour l’élargissement. Certains n’aiment pas le processus, et leurs raisons sont différentes »

Alors que l’Albanie a obtenu le feu vert des 27 États membres en 2021, certains proches du dossier ont affirmé à Exit.al qu’il s’agissait d’une manœuvre diplomatique. Ils savaient très bien que l’adhésion serait bloquée en raison du veto de la Bulgarie sur la Macédoine du Nord et ont donc voté pour l’Albanie, sachant qu’elle serait bloquée.

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