Les députés européens appellent la Turquie à accélérer les réformes [FR]

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Hier, dans un projet de résolution largement considéré comme un signe avant-coureur du prochain rapport d’avancement de la Commission sur la Turquie, les députés européens ont salué l’engagement renouvelé du gouvernement turc à mener des réformes suite aux récentes élections, mais ont déclaré que des progrès devaient encore être réalisés.

Adopté à l’unanimité le 3 octobre par la commission des Affaires étrangères du Parlement, un projet de résolution sur les relations UE-Turquie « salue l’élection du nouveau Président (Abdullah Gül) en tant que reflet de la force de la démocratie turque » et applaudit « l’engagement du nouveau gouvernement à accélérer le processus de réformes ». 

La résolution est largement considérée comme un signe avant-coureur du rapport annuel de la Commission sur les progrès réalisés par la Turquie, dont la publication est prévue le 7 novembre. La députée européenne Ria Oomen-Ruijten (PPE-DE), l’auteur de la résolution, a déclaré que le Parlement souhaite élargir le champ d’application du rapport de la Commission, en particulier pour renforcer la cohésion sociale et la coopération énergétique.

Le même jour, dans une autre déclaration, le Président Gül a déclaré au Conseil de l’Europe que la Turquie s’est engagée envers les plus hautes règles de la démocratie, des droits de l’homme et de la règle de droit et a souligné les réformes destinées à améliorer l’égalité hommes-femmes, interdire la discrimination, garantir la liberté d’expression et améliorer des droits cultuels et religieux.

Les députés européens on salué l’intention du gouvernement d’adopter une nouvelle constitution civile qui protégerait les libertés et les droits fondamentaux de l’homme et soutiendrait la récente ouverture des négociations sur le chapitre de l’énergie.

Néanmoins, leur résolution « souligne la nécessité de combattre efficacement tous les types d’extrémisme et de violence », en insistant sur l’importance d’assurer « un contrôle entier et effectif de la population civile sur l’armée ». Ils ont également appelé à davantage de supervision parlementaire des services secrets et de police, et ont déclaré que la liberté d’expression et la liberté de la presse devraient être « la priorité numéro un du gouvernement ».

La résolution demandait le retrait des troupes turques de Chypre pour faciliter la négociation d’un accord. 

Sur la question kurde, elle encourageait une initiative politique visant un accord durable et la mise en place d’une stratégie complète soutenue par la Commission pour le développement socioéconomique du sud est. 

Parallèlement, les députés ont appelé la Commission à accorder un « soutien ciblé à la société civile » dans le pays et faire un rapport sur l’efficacité du soutien financier fourni à la communauté chypriote turque.

Pour Oomen-Ruijten, ce large soutien du Parlement à la résolution donne un signal fort à la Turquie et à la Commission avant l’échéance de novembre.

Le shadow rapporteur Alexander Graf Lambsdorff (FDP-ALDE) a déclaté qu’il était vital que la Turquie continue le processus de réforme. 

La Commission et le Conseil feront des déclarations sur les relations entre l’UE et la Turquie devant le Parlement européen, en session plénière, le 24 octobre.

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