Les présidents roumain et bulgare font pression en vue de l’adhésion à Schengen

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Lors d’une visite à Sofia hier (23 septembre), le président roumain TraianBasescu a trouvé un allié en la personne de son collègue bulgare Georgi Parvanov. Les deux présidents ont fait appel en faveur d’une adhésion rapide des deux pays à l’espace Schengen. Dnevnik, partenaire d’EURACTIV en Bulgarie, rapporte.

 

S’exprimant aux côtés de son invité, M. Parvanov a déclaré que deux documents officiels bilatéraux, un datant de 2008 et l’autre de 2010, engagaient les pays voisins à joindre leurs efforts en vue d’atteindre les critères d’adhésion pour la zone sans frontières européenne.

Dnevnik rappelle que le premier ministre bulgare Boyko Borissov avait insisté sur le fait que chaque pays devrait rejoindre l’espace selon ses mérites. Comme précédemment rapporté, M. Borissov n’a pas critiqué les expulsions de Roms par la France, dans l’espoir que Paris ne soulèverait pas d’objections à l’adhésion du pays à l’espace Schengen début 2011.

M. Parvanov, ancien dirigeant socialiste, a ouvertement désapprouvé la politique de centre-droit du premier ministre Boyko Borissov, qui a déclaré que la France était dans ses droits en conduisant les expulsions.

La Bulgarie et la Roumanie espèrent toutes deux rejoindre l’espace Schengen en mars 2011 (voir Anniversaire de l’espace Schengen, élargissement à venir).

MM. Parvanov et Basescu ont catégoriquement rejeté les suggestions selon lesquelles l’adhésion de leurs pays à Schengen serait liée à d’autres questions.

M. Basescu a dit : notre première priorité est de rejoindre l’espace Schengen en mars 2011 (…) Nous sommes catégoriquement opposés à lier cette question à d’autres problématiques, comme celle des Roms.

Pour sa part, M. Parvanov a également insisté sur le fait que les sanctions et expulsions sur la base de l’ethnicité étaient inacceptables.

Toutefois, la réelle question concerne le retard potentiel de l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen, non pas au sujet des Roms, mais au sujet des déficiences dans leurs systèmes de maintien de l’ordre. La nouvelle position de la France et de l’Allemagne semble être la suivante : les pays qui sont toujours surveillés par la Commission sous le mécanisme de coopération et de vérification (voir "Background") ne peuvent pas rejoindre l’espace Schengen.

Les réserves françaises

Le secrétaire d’Etat français aux affaires européennes Pierre Lellouche a dit le 13 septembre à Bruxelles qu’il ne s'agissait pas que de la vision française : Je pense que le lien implicite fait par tous les gouvernements est qu’à partir du moment où les conditions requises par le mécanisme de contrôle ne sont pas complètement remplies, un certain nombre ne choses ne sont pas réalisables, notamment avoir le fait que (les deux pays) contrôlent les frontières extérieures de l’UE – personne ne s’est opposé à cette vision.

En termes juridiques, il n’existe pas de lien direct entre la surveillance de l’Union des deux nouveaux arrivants et l’espace Schengen. Toutefois, puisque la décision d’élargir l’espace Schengen est prise par les Etats membres de l’UE, les diplomates ont admis qu’un lien pouvait être fait. Aussi, selon les experts ; il sera plus pratique et moins cher pour la Bulgarie et la Roumanie de rejoindre Schengen ensemble.

Stratégie « nomade »

De plus, M. Basescu a fait appel à ce qu’une stratégie européenne intègre ceux qu’il a nommé les « nomades Roms ».

Un certain nombre de politiciens soutiennent qu’il y a environ 12 à 14 millions de Roms, a dit M. Basescu. Il a soutenu que l’UE n’a pas besoin de tous les intégrer, puisqu’une proportion importante d’entre eux sont sédentaires. Seuls les Roms nomades nécessitent une solution spécifique, a-t-il dit.

Nous devons créer pour eux des possibilités de travail saisonnier, créer des conditions afin que les enfants des Roms qui ont déployé leurs camps dans la banlieue de Sofia, Bucarest et paris puissent aller à l’école, a dit M. Basescu, cité par l’agence Focus.

Il a déclaré qu’il souhaitait personnellement s'assurer que les Roumains envoient des instituteurs pour ces camps Roms.

When Romania and Bulgaria joined the EU on 1 January 2007, shortcomings remained regarding judicial reform and the fight against corruption - and in the case of Bulgaria, the fight against organised crime. These shortcomings carried the risk that Bulgaria and Romania would not be able to correctly apply Community law and Bulgarians would not be able to fully enjoy their rights as EU citizens.

A Cooperation and Verification Mechanism was set up to assist both countries. Moreover, the European Commission retained the right to use special safeguards. If used, the process could lead the EU to refuse to recognise court decisions or even freeze payments of EU funds. Also, if applied, such an unprecedented decision could badly hurt the countries' reputations.

However, since 1 January 2010, three years after Bulgaria and Romania joined the EU, Brussels has been unable to trigger the clause (EURACTIV 24/03/10).

On 13 September EU European affairs ministers decided to extend monitoring of Romania and Bulgaria for another year.

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