L’UE et le Monténégro ont signé un accord de stabilisation et d’association (ASA), encourageant l’espoir de l’ancien Etat yougoslave de devenir membre à part entière de l’UE.
La signature de l’ASA et de l’accord intérimaire a eu lieu lundi 15 octobre, lors d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg.
Même si l’ASA constitue un signal clair d’encouragement, il faudra des années au Monténégro pour rejoindre l’UE, dans la mesure où il n’a pas encore déposé sa demande formelle de candidature.
Dans une déclaration, les ministres ont accueilli la signature comme une étape importante pour le pays sur le chemin vers l’UE. Ils ont également encouragé la petite république adriatique, séparée de la Serbie depuis juin 2006, à poursuivre les réformes et à adopter une constitution qui corresponde aux normes internationales.
Les ministres ont en particulier souligné l’importance de réaliser des progrès dans le domaine de l’Etat de droit, notamment dans la lutte contre le crime organisé et la corruption, ainsi que dans l’établissement d’un système judiciaire indépendant et responsable.
Un obstacle de dernière minute a été évité après que les ministres ont accepté de traiter ultérieurement les exigences de la Bulgarie qui souhaite introduire l’orthographe cyrillique de l’euro – « evro » – dans le texte de l’accord. Le Monténégro a décidé d’adopter l’euro unilatéralement en 2002, après avoir utilisé le mark allemand depuis fin 1999.
Le Monténégro a obtenu sa souveraineté suite à un référendum en mai 2006. Les séparatistes ont gagné avec une petite majorité, 55,5 % de la population ayant voté pour la séparation de la Serbie et 45,5 % préférant continuer de faire partie de l’ancienne république yougoslave (EURACTIV 23/05/06).
En septembre 2006, la coalition de centre gauche du Premier ministre Milo Djukanovic avait largement remporté les élections législatives au Monténégro, après avoir mené le pays à l’indépendance vis-à-vis de la Serbie. Il est au pouvoir depuis plus de 15 ans (EURACTIV 11/09/06).

