Selon le commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, si l’UE souhaite mener à bien sa stratégie visant à obtenir des Balkans occidentaux qu’ils respectent les droits de l’homme et la démocratie, elle doit tenir ses promesses faites sur l’élargissement.
Dans un commentaire paru dans le Financial Times (réservé aux abonnés) du 2 avril 2006, le commissaire à l’élargissement a écrit que, comme toute autre adhésion à l’UE, celles des pays des Balkans occidentaux dépendra des conditions clairement définies qu’ils devront remplir avant toute étape les rapprochant de l’UE.
Sans s’exprimer ouvertement contre un pays en particulier, le commentaire de M. Rehn constitue sa première prise de position dans la lignée de celle du Premier ministre bavarois Edmund Stoiber, qui a récemment fait valoir l’argument de la « capacité d’absorption » limitée de l’UE.
M. Rehn a rappelé que « les pays doivent être sûrs qu’ils ont une véritable chance d’adhérer à l’UE, même si ce n’est pas avant plusieurs années, si les dirigeants réformistes doivent convaincre leurs concitoyens que les efforts énormes à fournir en vue de remplir les conditions de l’UE en valent la peine. Les pays ne peuvent pas tenir le coup si l’UE hésite sur ses engagements »
Soutenant que la région a désormais une chance réelle de se libérer de l’héritage de la guerre, il a souligné que « cette année était le pire moment que l’UE pouvait choisir pour ne pas tenir ses engagements quant au futur élargissement, comme certains politiques et commentateurs l’ont récemment laissé entendre. »
Dans un discours prononcé au Parlement le 3 avril 2006 sur la candidature de la Bulgarie et de la Roumanie, M. Rehn a affirmé que les deux pays peuvent encore atteindre l’objectif d’adhérer à l’UE en 2007-2008, mais doivent faire plus d’efforts sur « la réforme du système judiciaire et la lutte contre la corruption et le crime organisé ».
