Scandale : La Libye confirme les peines de mort pour les infirmières bulgares [FR]

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Malgré les signes encourageants du début de l’année 2007, la Cour suprême libyenne a maintenu les peines de mort pour cinq infirmières bulgares et un docteur palestinien accusés d’avoir inoculé le virus du SIDA à 400 enfants.

La Cour suprême libyenne a annoncé le 11 juillet 2007 qu’elle maintenait les peines de mort à l’encontre de cinq infirmières bulgares et un docteur palestinien accusés d’avoir délibérément injecté le virus du SIDA à 400 enfants.

Le jugement intervient malgré les critiques internationales à l’encontre du procès et malgré les déclarations en janvier 2007 de Saif al-Islam Gaddaffi, fils d’un dirigeant libyen, selon lesquelles son pays n’infligerait pas la peine de mort au personnel médical emprisonné depuis 1999. Le Conseil juridique suprême libyen devrait confirmer à nouveau ou annuler la décision de peine de mort le 16 juillet 2007.

L’annonce a suscité de vives réactions de la part des institutions européennes, suppliant unanimement les autorités libyennes de faire preuve de clémence et de libérer les employés du corps médical.

Le président du groupe parlementaire PPE-DE, Joseph Daul, a déclaré : « Le sort des détenus nous touche profondément. L’affaire est devenue une cause européenne, et nous sommes convaincus que ces personnes méritent d’être remises en liberté immédiatement. Notre Union européenne se base sur des valeurs communes, et ce Parlement veille au respect des droits fondamentaux des citoyens de l’Europe et du reste du monde ».

La commissaire chargée des relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a quant à elle déclaré qu’elle « espérait fortement » que les autorités libyennes se montreraient clémentes envers le personnel médical. Elle a également ajouté que « cela devait être fait dans le même esprit de respect mutuel et de compassion humanitaire qui a caractérisé la réaction européenne à la situation critique des enfants de Benghazi et de leurs familles ».

Le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, a rappelé que la « décision allait à l’encontre de la Convention européenne des droits de l’homme et du soutien grandissant à l’abolition de la peine capitale au-delà de l’Europe ».

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