Sommet européen à Bruxelles : tous les regards sont tournés sur le Kosovo [FR]

Après leur arrivée à Bruxelles suite à la cérémonie de signature du nouveau traité à Lisbonne, les dirigeants européens cherchent une position commune sur le futur statut du Kosovo. 

Mais on s’attend à ce que le Conseil européen décide finalement de ne pas soutenir une déclaration unilatérale d’indépendance de la province. Les dirigeants préfèrent en effet attendre la fin des élections présidentielles en Serbie le 20 janvier, dont le second scrutin pourrait avoir lieu le 3 février.

Un front uni dans l’UE est impératif au moment où la perspective d’une déclaration unilatérale d’indépendance par les dirigeants du Kosovo devient de plus en plus probable.

La menace d’une scission entre les pays européens explique la décision des chefs d’Etat et de gouvernement de se concentrer sur la question au moment où ils se réuniront avec les ministères des Affaires étrangères lors du sommet du 14 décembre.

Le Premier ministre suèdois Fredrik Reinfeldt a déclaré à l’agence Reuters que le plus important était de rester uni et probablement d’attendre les élections présidentielles serbes.

Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères du « quartet » formé par les plus grands pays européens – le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Italie – demandent que l’UE envoie un message clair au Kosovo dans une lettre ouverte aux dirigeants lors du sommet, selon le Guardian.

Les ministres demandent qu’une mission européenne soit envoyée dans la province, dans le cadre du mandat du plan Ahtisaari, pour aider à mettre en œuvre la feuille de route pour l’indépendance. Des policiers, des juges et des procureurs feront parti du déploiement au Kosovo, ils aideront l’administration locale à reprendre le contrôle de la province, assuré jusqu’ici par les Nations unies.

Les Etats membres européens ont longtemps eu des difficultés à parvenir à une position commune sur l’avenir du Kosovo. Même si la plupart des Etats membres, en particulier le quartet, est favorable à l’indépendance, d’autres, notamment Chypre, la Grèce, l’Espagne et la Slovaquie, sont réticents dans la mesure où ils craignent que cela ne crée un précédent juridique ayant des répercussions sur les minorités dans leur propre pays.

Le débat sur le statut final du Kosovo devrait se poursuivre au Conseil de sécurité des Nations unies, qui doit traiter la question le 19 décembre.

Cependant, il y a peu de chance pour qu’un accord soit conclu lors de cette réunion. Selon les ministres des Affaires étrangères du quartet européen, cités dans le Guardian, il faut être réaliste concernant les faibles chances de garantir un niveau de consensus nécessaire au Conseil de sécurité.

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