Un avenir européen commun est la clé pour résoudre les problèmes dans les Balkans occidentaux, selon un diplomate

« La réconciliation et la coopération peuvent sembler paradoxales à l’heure où la guerre revient sur notre continent avec l’agression de la Russie en Ukraine, mais ce conflit à nos portes alimente les tensions et la polarisation sur notre continent », a déclaré l’ambassadeur de France en Serbie, Pierre Cochard. [Shutterstock/JPstock]

Un avenir européen commun est la seule solution aux problèmes durables des Balkans occidentaux, et on attend de la Serbie qu’elle respecte réellement les valeurs de l’Union européenne alors qu’une nouvelle guerre s’annonce en Europe, ont déclaré des diplomates lors d’une conférence à Belgrade jeudi.

La conférence intitulée « Vers un avenir européen commun des Balkans : points de vue historiques et contemporains sur la coopération régionale » a débuté à Belgrade jeudi (9 juin). Les participants y ont discuté de la coopération et du parcours des Balkans occidentaux vers l’intégration européenne.

« La réconciliation et la coopération peuvent sembler paradoxales à l’heure où la guerre revient sur notre continent avec l’agression de la Russie en Ukraine, mais ce conflit à nos portes alimente les tensions et la polarisation sur notre continent », a déclaré l’ambassadeur de France en Serbie, Pierre Cochard, dans son discours d’ouverture.

M. Cochard a également souligné ce qu’il considère comme une polarisation au sein de la population serbe, notant que certains en reviennent au « mode de pensée des années 1990 », une tendance qu’il espère par ailleurs voir disparaître.

« La glorification des criminels de guerre est un phénomène encore présent dans cette région et il est nécessaire de surmonter les divisions qui ont marqué l’histoire des Balkans. Il n’y a qu’une seule solution qui se présente aux Balkans et à l’Europe, c’est l’avenir européen commun, la seule chose qui apporte une réponse aux problèmes de la région et qui apporte une réponse innovante pour surmonter le passé », a ajouté Emanuele Giaufret, le chef de la délégation de l’UE en Serbie.

Le chef de la mission du Conseil de l’Europe à Belgrade, Tobias Flessenkemper, a également participé à la discussion. « Il y a de la place pour tout le monde dans le cadre multilatéral, qui est très bénéfique pour la région et pour traiter les questions difficiles qui n’ont pas encore été résolues », a-t-il affirmé.

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