L’exemption de visa est la prochaine étape logique vers l’intégration de la Géorgie

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Federica Mogherini a rencontré Irakli Garibashvili lors d'une visite en Géorgie en novembre 2015. [European External Action Service/Flickr]

Selon Irakli Garibashvili, la Géorgie est un exemple de réussite pour le partenariat oriental et pour le « soft power » de l’Union européenne. À présent, le pays doit aller plus loin pour sécuriser la stabilité de notre région et pour consolider les droits de l’Homme.

Irakli Garibashvili, ancien homme d’affaires, est devenu Premier ministre de Géorgie en 2013.

Il n’y a rien de tel que les contacts entre les peuples pour renforcer des relations. Cela est vrai à tous les niveaux d’engagement, qu’ils soient politiques, commerciaux ou touristiques.

J’en ai moi-même fait l’expérience à Bruxelles cette semaine lors de la deuxième rencontre du conseil sur l’accord d’association EU-Géorgie qui a confirmé que notre avancée vers l’intégration européenne est sur les rails.

Lors des discussions, nous avons gagné la reconnaissance pour nos réformes considérables dans les domaines politiques et économiques durant ces dernières années, ce qui a permis à la Géorgie de s’adapter aux normes européennes. Cette avancée se reflète dans notre progression constante dans les classements mondiaux sur les standards démocratiques tels que les élections, la liberté d’expression, la liberté des médias, l’État de droit, la protection des droits de l’Homme, la transparence et l’éradication de la corruption.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, notre gouvernement a privilégié la transparence accrue, la bonne gouvernance, la responsabilité politique et la coopération avec la société civile dans le cadre de notre engagement pour le développement démocratique et l’intégration européenne. Nous avons également agi pour assurer l’indépendance du système judiciaire et pour sauvegarder la liberté de la presse.

Un carrefour entre l’est et l’ouest, une passerelle vers l’Asie

De même, notre zone de libre-échange complète avec l’UE porte ses fruits avec notre coopération économique qui ne cesse d’augmenter. Parce que nous sommes situés au carrefour entre l’est et l’ouest, nous fournissons à l’Europe une passerelle vers l’Asie. Cela a récemment été présenté par le forum inaugural Tbilisi Silk Road que nous avons accueilli en tant que plateforme pour les leaders politiques et commerciaux internationaux, afin d’explorer de futures opportunités de coopération.

Tout comme la Géorgie a été soutenue dans ses engagements pour un agenda ambitieux de réformes, nous avons en même temps promu de manière proactive des valeurs que nous partageons avec nos partenaires européens. Un exemple clair est la toute première conférence internationale de haut niveau dans la région sur l’égalité des sexes, qui a eu lieu la semaine dernière à Tbilissi. Co-organisée avec le Service européen d’Action extérieure (EEAS) et les Nations Unies, la conférence a reflété notre engagement pour des réformes assurant un développement durable, fondé sur l’égalité et les droits de l’Homme pour tous.

Il était clairement établi durant la rencontre d’aujourd’hui que le parcours de la Géorgie vers l’intégration européenne est irréversible. Près de 80% des Géorgiens veulent des relations plus étroites avec l’UE. Il a été reconnu que les avantages pour l’EU sont évidents. La Géorgie est un exemple de réussite pour le partenariat oriental et pour le soft power de l’UE. A présent, la pays a besoin d’aller plus loin pour sécuriser la stabilité de notre région et pour consolider les droits de l’Homme.

La prochaine étape logique de notre aventure européenne est la libéralisation du régime des visas. Elle est fondamentale pour la mise en œuvre de notre accord d’association avec l’UE. Sans l’exemption de visa à travers l’Europe pour les Géorgiens, nous ne pouvons pas faire de progrès supplémentaire dans les échanges entre les peuples qui renforcent réellement les valeurs de l’UE dans notre pays et dans notre région.

Notre peuple a également besoin de voir les retombées concrètes de nos efforts de réformes en cours. De même, il est essentiel de démontrer que l’Intégration européenne est fondée sur le mérite. La Géorgie a travaillé durement pour atteindre les critères pour la libéralisation du régime des visas, comme cela a été reconnu la semaine dernière par la haute représentante de l’UE, Frederica Mogherini et la commission d’association parlementaire EU-Géorgie.

La haute représentante a déclaré que la Géorgie avait fait d’importants progrès pour atteindre les conditions pour la libéralisation du régime des visas avec l’UE. Elle a exprimé ses espoirs de voir prochainement le bloc avancer sur la libéralisation du régime des visas pour les Géorgiens. Au même titre, la commission a publié un communiqué reconnaissant « les rapides progrès démontrés par la Géorgie dans la mise en œuvre du plan d’action pour la libéralisation du régime des visas » et ajoutant qu’elle attendait une décision de la Commission qui « accorderait un régime d’exemption de visa pour les citoyens géorgiens ».

J’espère donc un signal positif de la Commission lorsqu’elle dévoilera le mois prochain son rapport sur les avancées concernant la libéralisation du régime des visas. J’attends également par la suite un soutien clair de la part des États membres de l’UE et des députés parlementaires. Nous devons augmenter ces contacts entre les peuples qui sont vitaux pour l’évolution des relations entre les Georgiens et leurs homologues européens.

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