« Il n’y a pas de démocratie possible dans les traités européens », affirme Mélenchon

L’une des mesures phares du programme du candidat est la convocation d’une Assemblée constituante afin d’organiser le passage à une 6ème République. [Julien Warnand/epa]

« Il n’y a pas de démocratie possible dans les traités européens », a lancé Jean-Luc Mélenchon mercredi soir lors d’un meeting qui a rassemblé plus de 2500 personnes à Strasbourg, où il a de nouveau expliqué vouloir « désobéir » aux dispositions des traités contraires à son programme.

Le candidat de La France insoumise à la présidentielle a déroulé son programme durant plus d’1h45, déclinant sa vision de l’Europe, après le discours d’Emmanuel Macron le même jour au Parlement européen pour marquer le début de la présidence française du Conseil de l’Union européenne.

« Il n’y a pas d’autorité supérieure à la souveraineté du peuple en République et en démocratie », a-t-il insisté.

« Rien ne marche dans la forme actuelle de l’Europe », a encore affirmé M. Mélenchon, qui avait déjà donné une conférence de presse sur le sujet la veille.

« On a découvert qu’il y a en Europe 2900 cas de désobéissance aux règlements de l’Union européenne. Et bien il y en aura un petit paquet de plus avec nous », a souri le candidat LFI.

M. Mélenchon souhaite ainsi une approche par l »‘opt-out », qui permet aux Etats de négocier au coup par coup leur retrait d’une politique communautaire, comme il l’avait expliqué mardi (18 janvier): « Nous ne nous attaquons pas à l’UE en disant « jetez vos traités par la fenêtre, vous faites bien ce que vous voulez mais nous aussi » », a-t-il déclaré.

Au même moment, le candidat des écologistes Yannick Jadot tenait lui aussi un meeting à Strasbourg, dans lequel il a notamment assuré que « c’est le chaos qui nous attend si nous ne gouvernons pas ».

Plan A ou plan B, Jean-Luc Mélenchon se dit prêt à affronter les traités européens

Plus qu’un contre-programme pour l’UE, Jean-Luc Mélenchon a présenté mardi (18 janvier) sa « méthode » pour dépasser les blocages européens s’il était élu en avril prochain, la veille du discours du président Emmanuel Macron devant les eurodéputés à Strasbourg.

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