Alain Lamassoure appelé à réunir la délégation UMP au Parlement européen

Alain Lamassoure au Parlement européen - ©European union 2013

Alain Lamassoure au Parlement européen - ©European union 2013

L’eurodéputé va prendre la tête de la délégation française de l’UMP au Parlement européen. Un poste qui pourrait être un tremplin pour la deuxième moitié de la présidence du Parlement européen.

Alain Lamassoure prépare le terrain pour succéder au socialiste allemand Martin Schulz à la présidence du Parlement européen.

Actuellement président par intérim de la délégation française du PPE, l’ancien ministre des Affaires européennes devrait finalement être confirmé à la tête des eurodéputés UMP, alors que son nom circule comme candidat potentiel à la présidence du Parlement européen en 2017.

La délégation française du Parti populaire européen devait choisir son chef de fil avant la session constitutive du Parlement européen, qui s’ouvre le 1er juillet. Un vote qui devait départager les deux candidats en lice : Constance le Grip, élue en Ile-de-France et Franck Proust (Sud Ouest).

Mais le vote a finalement été annulé, faute de consensus. « La décision a été reportée à cette semaine »  explique-t-on à la délégation. « Nous n’avons pas encore procédé au vote formel, faute de temps, mais c’est quasiment officiel » confirme Alain Lamassoure à EURACTIV.

« Il ne faut pas exclure que la France puisse récupérer la présidence du Parlement européen après Martin Schulz » estime Philippe Juvin, autre eurodéputé UMP. Et la présidence de la délégation française permettra à Alain Lamassoure de « rester sur les radars du PPE » poursuit-il.

Grande coalition

Les deux grandes familles politiques du Parlement européen se sont en effet entendues sur un accord de coalition le 24 juin, répartissant entre autres les cinq années de mandat de la présidence du Parlement européen.

>>Lire : Le PPE et les socialistes en marche vers une grande coalition au Parlement européen

Lors de la précédente législature, Martin Schulz avait déjà partagé le perchoir avec le conservateur polonais Jerzy Buzek, à la faveur d’un accord similaire.

Cette fois, le français Alain Lamassoure semble en bonne position pour espérer être l’homme du PPE en 2017. Dans un tweet, le porte-parole du groupe PPE a d’ailleurs confirmé le profil de candidat de l’ancien président de la commission du budget au Parlement, précisant toutefois qu’aucun accord formel n’avait été conclu sur le candidat. « Cela n’a pas de sens de s’accorder sur un nom deux ans et demi à l’avance » explique alain Lamassoure. 

https://twitter.com/plopezdepablo/status/481443862754623490

Les libéraux de l’ALDE ont également été inclus dans l’accord entre les socialistes et la droite, mais ne devraient pas participer à l’alternance de la présidence du Parlement.  

Moment difficile

La nomination à la tête de la délégation française d’Alain Lamassoure intervient également dans une période délicate pour les élus UMP au Parlement européen. Avec une délégation en baisse, passant de 30 à 20 eurodéputés et les révélations sur l’affaire Bygmalion  et le départ de l’influent président de groupe PPE, le français Joseph Daul, les eurodéputés français voient leur influence diminuer au sein de la grande famille politique du PPE. Le sort de Jérôme Lavrilleux, n’est pas clair; certains voudraient l’exclure de la délégation, d’autres non.

« La délégation va traverser un moment difficile » reconnait Jean-Pierre Audy, le président sortant de la délégation française.  Et Alain Lamassoure, qui a siégé au Parlement européen pour la première fois en 1989 est « un bon candidat », estime Philippe Juvin. 

«  Le besoin c’est fait sentir de maintenir l’unité de la délégation, et les conditions de négociation de l’accord entre le PPE et les socialistes ont convaincue tout le monde de la nécessité d’avoir un président de délégation déjà connu au sein du Parlement » affirme Alain Lamassoure.

Pourtant, lors de la campagne électorale, le profil d’Alain Lamassoure avait provoqué quelques divergences de vues au sein de l’UMP. En effet, Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, avait déclaré qu’il ne voterait pas pour sa famille politique aux élections européennes, accusant le candidat tête de liste en Ile-de-France d’être l’incarnation de «l’Europe dont plus personne ne veut.»

Au sein de la délégation UMP de 20 personnes, les différentes tendances de l’UMP sont représentées avec des tendances peu europhiles comme Rachida Dati ou Nadine Morano, ou au contraire eurofan comme Alain Lamassoure ou Arnaud Danjean.

Les présidences des délégations françaises au sein des autres partis politiques ont déjà été désignées. Du côté des Verts, Michèle Rivasi prend les rênes, chez les centristes, c’est Marielle de Sarnez (MoDem) qui a été nommée à la tête de la nouvelle délégation UDI-MoDem, tandis que chez les socialistes, Pervenche Béres prend la suite de Catherine Trautmann, qui n’a pas été réélue. 

Après les élections du 25 mai 2014, les eurodéputés siègent pour la première fois à Bruxelles le 1er juillet 2014. Pour leur session inaugurale, ils doivent élire le président du Parlement européen. 

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