L’Allemagne se positionne pour gérer le TTIP

Energy Commissioner Günther Oettinger. [The Council of the European Union]

Energy Commissioner Günther Oettinger [The Council of the European Union]

Günther Oettinger, l’actuel commissaire en charge de l’énergie, se dit « ouvert » au portefeuille du commerce. Avec ce maroquin, l’Allemagne pourrait jouer un rôle important dans les négociations sur le partenariat transatlantique (TTIP). Un article d’EURACTIV Allemagne.

En plein marchandage sur la répartition des hautes fonctions européennes, Günther Oettinger, envisage d’échanger son portefeuille de l’énergie contre celui du commerce.

« Je suis ouvert » à ce poste, a déclaré membre du parti d’Angela Merkel (CDU) sur le plateau de la chaîne télévisée ARD. La décision incombe au final au président élu de la Commission, Jean-Claude Juncker, a expliqué Günther Oettinger.

Il ne rejette pour autant pas d’autres portefeuilles :

« Le mieux serait d’obtenir un portefeuille qui convienne à l’Allemagne et à moi, un [domaine] avec un accent économique, comme l’économie, l’énergie, l’industrie, le commerce ou le marché intérieur », a-t-il indiqué.

La décision devrait être tranchée très bientôt. Les chefs d’État et de gouvernement se réunissent à Bruxelles le 30 août pour désigner les successeurs d’Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, et de Catherine Ashton, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères.

>> Lire : Le Conseil européen du 30 août ne devrait trancher que sur deux postes

« Et peu après, M. Juncker doit décider de ce que nous pouvons faire les cinq prochaines années », a précisé le commissaire allemand.

TTIP, un traité pour stimuler la croissance

Selon certaines sources gouvernementales, la chancelière Merkel compte appuyer le souhait de Günther Oettinger, a indiqué le Rheinische Post. S’il reçoit le portefeuille du commerce, l’une de ses principales responsabilités serait de négocier le partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement avec les États-Unis (TTIP).

Angela Merkel estime que l’accord commercial est l’un des plus importants pour stimuler la croissance au cours de ce mandat, selon le Rheinische Post.

En assouplissant les barrières non tarifaires, l’accord très critiqué pourrait permettre de réduire la paperasserie entre les États-Unis et l’Europe, affirment les défenseurs du TTIP. Ce qui pourrait rapporter des milliards d’euros et stimuler des investissements des deux côtés de l’Atlantique.

Contexte

Un jour après la confirmation de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, les dirigeants des 28 États membres se sont réunis à Bruxelles dans la soirée du 16 juillet. Objectif : discuter du nouveau président du Conseil européen, de celui de l'Eurogroupe et du prochain haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères.

Ce sommet s’est soldé par un échec. Aux yeux des pays d’Europe de l’Est, aucune décision ne peut être prise sur ces deux postes clés, tant qu'ils n'ont pas connaissance du portefeuille qui sera assigné à « leur » commissaire national.

Dans ce qui semble être un véritable casse-tête, les dirigeants européens se sont mis d'accord pour se rencontrer de nouveau à la fin du mois d'août afin de distribuer toute une série de postes de l'UE entre les États membres. Entre temps, chaque État membre est tenu de soumettre un candidat pour la Commission européenne.

L’ensemble de la Commission est également soumis à l'approbation du Parlement européen. Le collège des commissaires est ensuite officiellement désigné par le Conseil européen à la majorité qualifiée.

 >> Lire notre LinksDossier : hautes fonctions européennes : à qui le tour ? et notre page sur la nouvelle Commission

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