Martin Schulz part favori pour la gauche aux européennes

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Le Parti socialiste européen (PSE) vient de lancer sa procédure de nomination le 1er octobre. Il espère trouver un candidat au poste de président de la Commission pour les prochaines élections européennes.

Cette fois, c'est officiel : le Parti Socialiste Européen (PSE)  a ouvert le dépôt des candidatures pour les fameuses "têtes de listes" aux élections européennes. Pour la première fois, les différents partis présenteront en effet un candidat qui puisse les représenter, notamment en tant que président de la Commission si le parti en question est majoritaire. Dans un communiqué de presse, le président du PSE, Sergueï Stanichev, en a profité pour appeler à « une procédure ouverte sur le plan démocratique et crédible au niveau politique ».

Les partis membres du PSE ont jusqu'au 31 octobre pour présenter leurs candidats. Ces candidats devront obtenir le soutien de six partis nationaux. Le 6 novembre, le PSE rédigera une liste définitive de candidats. Le parti socialiste européen, qui avait invité Martin Schulz à son université d'été à La Rochelle en août dernier, devrait se prononcer pour lui.

Lors d'un congrès en février 2014, les partis et organisations membres désigneront leur favori et adopteront un manifeste commun pour la campagne européenne.

Le coordinateur de campagne du PSE, Brian Synnott, rappelle «qu'il s'agit d'une procédure concurrentielle à laquelle nous avons travaillé depuis 2009. Elle est flexible et prend en compte la culture politique de chaque parti membre : ces derniers consulteront leur arrière-ban de manière démocratique avant que nous ne choisissions un candidat commun. »

Qui d'autre que Martin Schulz ?

Les partis nationaux peuvent certes préconiser un autre candidat. Mais pour l'heure, personne ne semble pouvoir concurrencer Martin Schulz, donné favori du centre-gauche. Il associe en effet deux avantages : il est à la fois allemand et président du Parlement européen.

Lors d'une conférence de presse au conseil du PSE en juin, Sergueï Stanishev avait décrit Martin Schulz en ces termes : « c'est une personne qui défend fermement nos valeurs, qui exprime les besoins réels de la population ». « Il est actuellement notre candidat le plus solide », avait-t-il poursuivi. Une annonce officielle de nomination pour certains.

« Le président [Stanishev] a juste fait allusion au fait que les partis membres soutiennent la désignation de Martin comme candidat à la présidence de la Commission », tempère Brian Synnott, en tentant d'écarter les spéculations. « La procédure de sélection d'un candidat s'est ouverte aujourd'hui et sera suivie à la lettre. »

Dans un article précédent, EURACTIV indiquait que le SPD pourrait influencer le choix du futur président de la Commission s'il rejoint la coalition gouvernementale de la chancelière Angela Merkel. Ce qui pourrait propulser Martin Schulz à la tête de l'exécutif européen.

« Si nous parvenons à une grande coalition, le SPD voudra obtenir le prochain commissaire allemand. Il pourrait s'agir de Martin Schulz, si nos familles politiques trouvent une majorité pour le nommer au poste de président de la Commission », confie l'eurodéputé allemand Jo Leinen à EURACTIV.

Mettre un visage sur un nom

Les partis européens désigneront des têtes de liste pour leur campagne, une mesure qui s’inscrit dans le cadre du processus de démocratisation des élections européennes. Pour la première fois depuis la mise en œuvre du traité de Lisbonne, le Parlement élira le président de la Commission sur la base d'une proposition du Conseil européen tenant compte des résultats des élections européennes (Article 17, alinéa 7 du traité de Lisbonne).

Bon nombre de partis européens, dont le PSE, plaident en faveur d'un processus électoral ouvert. Cette décision vise à augmenter la transparence dans la procédure de sélection, à personnaliser les campagnes et à attirer les électeurs.

Le PSE est le deuxième parti européen à lancer la procédure de sélection d'un candidat. Le 4 septembre, le parti des Verts a ouvert ses primaires en ligne avant d'organiser un vote, toujours en ligne, à partir de novembre.

L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe discutera des candidats lors d'une réunion du groupe en marge du Conseil européen des 19 et 20 décembre. Le Parti populaire européen ne s'est pas encore prononcé sur les modalités de désignation de son candidat.

Les élections européennes seront organisées dans tous les États membres en mai 2014. Ce seront les huitièmes élections du Parlement européen depuis les premières élections directes en 1979.

Le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, prévoit que le Parlement européen élira le président de la Commission sur la base d'une proposition du Conseil qui tiendra compte des élections européennes (Article 17, alinéa 7 du TUE).  Cette disposition s'appliquera pour la première fois dans le cadre des élections de 2014. 

Candidatures pour le PSE

  • 31 oct. : clôture des inscriptions pour les candidats à la présidence de la Commission
  • 6 nov. : annonce de la liste définitive des candidats
  • fév. 2014 : le congrès du PSE élit le candidat et adopte un manifeste de campagne
  • 22-25 mai 2014 : élections européennes dans les 28 États membres

Autres partis

  • nov. 2013 - janv. 2014 : lancement des primaires en ligne des Verts qui aboutiront à l'élection des deux têtes de liste pour la campagne
  • 13-15 déc. : congrès du Parti de la gauche européenne à Madrid
  • 19-20 déc. : rencontre de l’ADLE en marge du sommet européen pour discuter les candidats à la présidence de la Commission
  • 7 mars 2014 : congrès du PPE (centre-droit) à Dublin 

Institution

  • Parlement européen: page d'informations sur les élections

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