Priorité au portefeuille pour le ou la candidate française à la Commission

Jean-Claude Juncker is hoping for support from a majority in the European Parliament on 17 July after being nominated for Commission President by the European Council. [EP]

Jean-Claude Juncker espère le soutien d'une majorité au Parlement européen le 17 Juillet après avoir été nommé au poste de président de la Commission par le Conseil européen. [EP]

Les commissaires européennes, au nombre de 9, appellent à désigner pas moins de 10 femmes dans la future Commission. Pour Paris, la priorité reste d’obtenir un portefeuille économique -le plus convoité.

Les membres féminines de la Commission européenne ont décidé de prendre fait et cause pour les femmes.

La commissaire en charge de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse, Androulla Vassiliou a annoncé qu’avec ses collègues féminines de la Commission, elles allaient envoyer une lettre à Jean-Claude Juncker pour lui demander de désigner «au moins 10 femmes» au sein de la nouvelle Commission. Durant le précédent mandat, les femmes ne représentaient que neuf commissaires sur les 28. Le requête reste encore modeste, puisque au niveau des partis politiques, c’est plutôt la parité que les défenseurs des femmes réclament- ce qui supposerait de nommer 14 femmes commissaires, plus treize hommes en plus de Jean-Claude Juncker. Un sujet qui n’est pas à l’ordre du jour…

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Selon Androulla Vassiliou, les commissaires «sont très inquiètes que la prochaine Commission ne compte pas suffisamment de femmes». Elles soutiennent ainsi la volonté du président désigné d’impliquer davantage les femmes au sein du collège de l’exécutif européen.

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La France n’a pas eu de représentante à la Commission depuis 1999

L’argument est important pour la France, où Pervenche Berès et Elisabeth Guigou sont candidates tout comme Pierre Moscovici et Jean-Marc Ayrault.

Lorsqu’il a défendu sa candidature devant le  groupe socialiste au Parlement européen, le Luxembourgeois a pris deux engagements. Dans un premier temps, il a affirmé vouloir respecter l’équilibre homme-femme au sein de la Commission. Puis il a annoncé que le poste d’Olli Rehn, ancien commissaire en charge des Affaires économiques et monétaire reviendrait à un socialiste.

Face à ces  annonces, Pervenche Bérès veut rester prudente, « il ne faut pas tirer de conclusion entre ces deux informations ».

« La France n’a pas eu de femme commissaire européenne depuis le départ d’Édith Cresson en 1999 et que depuis l’ensemble des grands États membres ont eu des candidates commissaire qui ont parfaitement exercé leur responsabilité donc je pense qu’il y a une question qui se pose sur l’identité du commissaire français », a affirmé la parlementaire européenne.

Le portefeuille avant-tout, selon l’Elysée

La problématique du sexe ou du nom du candidat ne semble pas prioritaire pour l’heure pour Paris, qui préfère se concentrer sur le portefeuille qui lui sera dévolu.

«L’intérêt de la France, c’est d’avoir un poste économique» rappelle-t-on à l’Elysée. La question du poste n’est pas anodine. Le poste de l’énergie correspondrait plus à Pervenche Beres, qui a travaillé sur des problématiques de croissance durable, alors que Pierre Moscovici, très motivé par les sujets macroéconomiques, ne souhaiterait pas forcément travailler sur d’autres secteurs.

Il n’est pas exclu que Jean-Claude Juncker, qui a discuté cette semaine directement avec Pierre Moscovici et Pervenche Beres, propose un autre poste à la France, comme l’Energie ou le transport. Une solution qui aurait les faveurs d’autres courants au sein du gouvernement, qui estiment que le signal politique serait négatif si un Français venait donner des leçons de rigueur à la France sur les règles budgétaires. Dans ce contexte, le poste énergie serait plus simple à envisager.

La discussion devrait reprendre après l’élection du président de la Commission par le Parlement européen, mardi 15 juillet à 13h.

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Le Parlement élit le président de la Commission sur la base d'une proposition du Conseil européen votée à la majorité qualifiée. Le choix du candidat à la présidence de la Commission devrait prendre en compte les résultats des élections du Parlement européen.

Ensemble avec le futur président de l'exécutif, le Conseil adopte ensuite la liste des autres membres du collège des commissaires. Ce sont les États membres qui proposent leur candidat commissaire. L’ensemble de la Commission est également soumis à l'approbation du Parlement européen. Le collège des commissaires est ensuite officiellement désigné par le Conseil européen à la majorité qualifiée.

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