Le débat pour la présidence de la Commission diffusé en 23 langues

Émilie Tran Nguyen (centre), accompagnée de Markus Preiss de la chaîne allemande ARD (gauche) et Annastiina Heikkilä, de la chaîne finlandaise Yle Uutiset (droite). [France Télévisions]

La journaliste Émilie Tran Nguyen sera une des trois animatrices du débat entre candidats à la présidence de la Commission européenne du 15 mai, à onze jours des élections. Un entretien de notre partenaire, Ouest-France.

Ce sera le débat le plus européen de la campagne. Mercredi 15 mai, les candidats à la présidence de la Commission européenne, pour remplacer Jean-Claude Juncker, vont échanger sur leur vision de l’Europe à Bruxelles, dans une émission télévisée et diffusée en direct sur Euractiv et sur la chaîne France info à 21h.

Pourquoi faut-il regarder ce débat ?

Pour la première fois depuis longtemps, il va y avoir des surprises avec un grand renouvellement du Parlement européen et un nouvel échiquier politique. Il n’y a plus seulement la dichotomie droite – gauche. Tout peut arriver avec plusieurs petits partis qui prennent vie, la poussée des populistes ou les verts qui arrivent.

On sent que les médias, comme la campagne, se réveillent juste avant l’élection. Ce débat aura des aspects institutionnels, mais il y aura des questions concrètes qu’on va leur poser.

Pourquoi est-il présenté comme un débat « présidentiel » ?

Ce débat est aussi important puisque, comme en 2014, le résultat va influer sur la présidence de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker est devenu président de cette institution parce qu’il était la tête de liste du parti arrivé en tête aux élections (le Parti populaire européen, N.D.L.R.).

Il faut que les gens comprennent ça : en allant voter pour les eurodéputés, c’est la formation qui aura le plus de voix qui désignera le futur président. Il y aura certes comme un deuxième tour officieux avec les chefs d’États et de gouvernements qui doivent valider ce choix, mais les électeurs ont la main sur cette désignation-là.

Pourquoi ce débat est diffusé sur France Info, le canal 27 de la TNT, et non pas sur France 2 ou France 3 ?

Cela nous permet de diffuser en direct tout le débat, ne sachant pas si cela va déborder ou non. De plus, cela rentre dans la ligne éditoriale de France Info. C’est le rôle du service public de diffuser ce débat à 21 h.

Il y a plusieurs de nos correspondants sur place et France info met en place tout un dispositif avec une émission avant pour donner le contexte de ce débat et un échange après. On va en parler aussi sur France 2 et France 3.

Comment vous êtes-vous préparée pour cette émission ?

J’ai bossé… J’ai ouvert un cahier spécial Europe et j’ai bûché sur le fonctionnement de ces élections où il y a plusieurs couches de décisions. On ne parle pas assez de ces élections en France. Il y a un vrai contraste dans la manière dont on aborde les questions européennes avec l’Allemagne, où c’est courant. La France a des préoccupations beaucoup plus locales ou nationales et où tout est rapporté à la grille de lecture française. C’est le rôle des journalistes de changer ça, de rendre ces élections accessibles.

Dans quelle langue vont se dérouler les échanges ?

La règle du débat, c’est l’anglais. Un seul candidat a déjà averti qu’il ne pourra pas respecter cette règle : le Belge Nico Cué du Parti de la Gauche européenne qui parlera en français.

Le débat sera traduit dans les 23 autres langues officielles de l’Union européenne.

Premier débat sans entrain pour les Spizenkandidaten

Cinq candidats à la présidence de la Commission européen ont participé à un premier débat électoral, un peu insipide en l’absence du représentant du plus grand groupe politique, Manfred Weber.

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