Élections italiennes 2013 : un pays à la croisée des chemins

Les Italiens se rendent aux urnes les 24 et 25 février afin de remplacer un gouvernement de technocrates chargés d’enrayer le déclin économique et budgétaire du pays. Après des mois épuisants d’austérité et d’instabilité, les électeurs ne semblent pas avoir de favori parmi les personnalités familières et les candidats improbables. Un reportage d’EURACTIV Italie.

Contexte

Le 21 décembre 2012, Mario Monti a démissionné de son poste de premier ministre, car le Parti du peuple de la liberté de centre-droit a retiré sa confiance dans la coalition. À la suite d'un soutien décroissant pour le cabinet technocrate de M. Monti et de la dissolution du parlement, la constitution italienne impose l'organisation d'élections dans les 70 jours.

Sur la base d'une représentation proportionnelle, de 26 circonscriptions électorales pour la Chambre des députés et de 20 régions pour le Sénat, l'Italie élira 945 membres pour les deux chambres du parlement.

En vertu de la loi électorale 270, introduite en 2005 par le premier ministre de l'époque Silvio Berlusconi, la coalition qui remporte la majorité des votes au sein d'une région obtient 55 % des sièges auxquels cette région a droit au Sénat. De même, en raison de l’apparentement électoral, la coalition qui recueille la majorité des votes au niveau national acquiert automatiquement une majorité absolue de 340 sièges (sur 630) à la Chambre des députés.

Les principaux candidats sont :

  • Pier  Luigi Bersani, chef de file de la coalition de centre-gauche « Bene Commune » (Bien commun) ;
  • Silvio Berlusconi, chef de file du parti de centre-droit « Il Popolo della Libertà » (le Peuple de la liberté) :
  • Beppe Grillo, « Movimento 5 Stelle » (Mouvement cinq étoiles) ;
  • Mario Monti, chef de file de la coalition centriste « Con Monti per l'Italia », (Avec Monti pour l'Italie)

Problèmes

La dissolution du gouvernement de coalition de technocrates en décembre 2012 a conduit à des élections générales les 24 et 25 février 2013. Le résultat de ces élections se répercutera certainement sur les marchés européens, en raison des perspectives financières précaires de l'Italie. En l’absence du gouvernement de technocrates de Mario Monti, les marchés et les responsables politiques restent méfiants quant à l'avenir de la zone euro et de l'Italie dans son ensemble.

Les enjeux européens ont joué un rôle important dans la campagne, en raison de plusieurs positions de partis sur les politiques européennes.

Silvio Berlusconi, qui a démissionné du poste de premier ministre en novembre 2011, se prépare à un retour sur la scène politique. À quelques jours des élections, des sondages indiquent que la coalition du « Cavaliere » se classe en deuxième position, juste derrière la coalition de centre-gauche.

Pier Luigi Bersani, chef de file du Parti démocrate de centre-gauche, n'est pas parvenu à convaincre les électeurs, ce qui a permis un tel retour.

Si M. Bersani n'avait pas adapté les règles des élections primaires afin de les remporter, le Parti démocrate voguerait aujourd'hui vers la victoire, sous la direction de Matteo Renzi, le célèbre maire de Florence, selon certains politologues. Les têtes pensantes du parti considèrent toutefois M. Renzi comme une menace et préfèrent une victoire incertaine avec M. Bersani qu'une victoire certaine avec le maire florentin.

Au cours de la campagne, les partis séparatistes régionaux comme la Ligue du Nord ont enregistré une forte baisse et de nouvelles formations politiques sont apparues : le Mouvement populiste cinq étoiles, mené par l'humoriste professionnel Beppe Grillo, Révolution civile, un parti d'extrême gauche dirigé par un juge et Arrêter le déclin, un nouveau parti libéral d'Oscar Giannino.

La coalition centriste de technocrates de Mario Monti, Choix civique, arrive en quatrième position dans les sondages, après le Mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo.

Austérité, impôts et économie

À la suite de mesures d'austérité et de nouveaux impôts, des thèmes liés à l'imposition, aux réformes d'austérité et à l'économie ont dominé la campagne électorale italienne.

L'impôt municipal sur l'immobilier (IMU), introduit par Mario Monti en vertu du décret « Salva Decreti » (Sauver l'Italie), reste très impopulaire auprès des Italiens, car il a contraint des propriétaires à verser des impôts fonciers en 2012 pour leurs deux premières propriétés.

Les nouveaux impôts et les réformes d'austérité de M. Monti destinées à éponger la dette de l'Italie ont soulevé l'inquiétude des électeurs. Ces derniers doutent toujours des finances publiques et des tentatives du gouvernement d'atténuer les problèmes financiers grâce à des hausses d'impôts.

Bruxelles soutient toutefois fortement ses politiques. Olli Rehn, le commissaire européen en charge des affaires économiques, a félicité M. Monti pour sa législation budgétaire sur les impôts en matière de propriété et de consommation comme la TVA et l'IMU.

Conformément à son programme d'austérité, M. Monti confirme une nouvelle fois le besoin de restructuration budgétaire et monétaire, mais souligne le fait que des coupes supplémentaires pourraient ne pas être nécessaires. En complément des hausses d’impôts, il a également proposé de distribuer des fonds supplémentaires à l'échelle des communes, qui fonctionnent actuellement avec moins de 15 milliards d'euros.

À propos de l'austérité et de l'économie, Silvio Berlusconi a proposé une réduction des impôts, tout en promettant que, s'il était élu, son premier décret en tant que premier ministre annulerait l'impôt foncier de Mario Monti sur les « résidences principales ». Le chef de file du Parti du peuple de la liberté a également promis différentes formes de réductions d'impôts pour les retraités et d'autres groupes, tout en tenant les pays du nord de l'Europe responsables de l'instabilité économique de l'Italie.

Pier Luigi Bersani s'est aussi engagé à abandonner l'impôt foncier, mais le remplacerait par un autre pour les personnes qui possèdent des propriétés d'une valeur supérieure à 1,2 million d'euros. Ce « super impôt » réduirait l'imposition supplémentaire des propriétaires d'une résidence unique et des familles de la classe moyenne.

UE : Modification du traité, pacte budgétaire et euro-obligations

L'UE est un thème très débattu dans la campagne italienne, car les candidats s'opposent radicalement sur la manière de sauver l'euro et sur la direction que l'Italie devrait prendre à propos du pacte budgétaire et des euro-obligations. Le pacte budgétaire, une version plus stricte du pacte de stabilité et de croissance précédent, a été signé le 2 mars 2012 par tous les États membres de l'Union européenne, sauf la République tchèque et le Royaume-Uni.

Mario Monti s'est positionné comme le champion des réformes européennes et a garanti la poursuite des mesures d'austérité de l'année dernière.

« La destinée de chaque pays n'est plus déterminée par les frontières, mais est étroitement lié aux systèmes mondiaux desquels le pays est membre », a déclaré M. Monti. En d'autres mots, Bruxelles et l'UE joueront toujours un rôle important pour Mario Monti aussi bien en termes de croissance que de mesures d'austérité et de prise de décisions économiques.

Quant à la solidarité européenne, il souligne que « l'Italie est un contributeur net au budget européen, ce qui signifie qu'elle devrait demander aux Européens de se concentrer davantage sur des finances publiques saines, une intégration renforcée des marchés et un dynamisme ».

« L'accent devrait également être mis sur une solidarité financière européenne et une inclusion sociale et environnementale renforcées », a-t-il ajouté.

À propos des euro-obligations, M. Monti a mis en évidence que les nombreux pouvoirs du Mécanisme européen de stabilité étaient la solution à certains problèmes de l'Italie et de l'Europe. De manière générale, il semble être le candidat le plus fiable en vue de mener des réformes strictes d'austérité et des mesures supplémentaires d'intégration.

Le Parti démocrate et « Sinistra Ecologia Libertà » (Parti gauche, écologie et liberté), tous deux membres de la coalition de centre-gauche, adoptent des points de vue divergents sur des réformes européennes et d'austérité.

Nichi Vendola, le chef de file du Parti gauche, écologie et liberté, souligne que l'austérité a aggravé la crise financière et affirme que des éléments du pacte budgétaire devraient être considérés comme peu démocratiques, car ils limitent radicalement les pouvoirs de prise de décision. Bien que sa position soit critique, il rassure Bruxelles en indiquant que le « fédéralisme européen constitue la seule solution pour sortir de la crise ».

M. Bersani, tout comme son partenaire de coalition, reste convaincu que les mesures d'austérité ne sont pas bénéfiques pour l'économie italienne en termes de croissance. Dans la tradition de la théorie économique keynésienne, les dépenses, et non la contrainte budgétaire, devraient être considérées comme la meilleure option possible pour les pays européens en crise. Au contraire de M. Vendola, il ne souhaite pas entreprendre de modifications sérieuses du traité ou réexaminer les réformes instaurées par Mario Monti en 2012.

Silvio Berlusconi a renforcé ses positions eurosceptiques et est devenu de plus en plus critique envers des mesures d'austérité, de la discipline budgétaire et de l'intégration à l’euro.

M. Berlusconi s'est opposé à certaines des mesures entrées en vigueur en janvier 2013 dans le cadre du pacte budgétaire qui impose aux États des niveaux d'endettement inférieurs à 60 %. Le chef de file du centre-droit estime que le pacte budgétaire devrait être modifié, même si un nouveau vote au Parlement était nécessaire. Le « Cavaliere » voudrait réduire les ajustements budgétaires annuels de 50 milliards conformément au pacte à 15 milliards d'euros. « Nos relations resteront cordiales, mais nous nous opposerons fermement lorsque Mme Merkel ou d'autres homologues du nord nous demanderont des choses qui ne sont pas dans les intérêts de mon pays », a-t-il déclaré.

Les divisions sont encore plus prononcées quant à l'euro. Selon Silvio Berlusconi, « si la Banque centrale européenne ne peut pas se porter garant de notre dette publique, nous nous retrouverions dans une situation où nous devrions quitter l'euro et revenir à notre ancienne monnaie, qui nous aiderait à obtenir une dévaluation concurrentielle grâce à l'émission d'argent ».

Beppe Grillo, le chef de file du Mouvement cinq étoiles, est le candidat le plus eurosceptique de ces élections.

Tout comme Silvio Berlusconi, M. Grillo souligne qu'« avec le retour de notre chère lire, nous pourrions immédiatement la dévaluer de 40 à 50 %, ce qui ne résoudrait pas tous nos problèmes, mais nous rendrait beaucoup plus concurrentiels ».

En affirmant cela, il insinue que l'abandon de la monnaie européenne commune par l'Italie constituerait l'une des solutions principales afin de surmonter la crise financière.

« La décision de rester dans [la zone] euro dépend des électeurs italiens au moyen d'un référendum. C'est ma proposition, tant que les Italiens décident et non un quelconque groupe oligarchique », a-t-il déclaré.

Outre la crise de la zone euro, le Mouvement cinq étoiles remet en doute l'Union européenne et son cadre institutionnel. L'humoriste a déclaré que l'électeur italien connaissait plus Washington que Bruxelles, car « il n'y a pas grand-chose à savoir d'un lieu qui ressemble à un Club Med ».

Son parti estime que le Mécanisme européen de stabilité et le pacte budgétaire devraient être considérés comme une « énorme arnaque et le début d'une nouvelle dictature, qui doit être arrêtée aussi vite que possible ». Le Parti révolution civile partage également certaines positions antieuropéennes du Mouvement cinq étoiles. Selon son chef de file, Antonio Ingroia, « l'Italie devrait renégocier le pacte budgétaire parce que nous ne devrions pas servir les intérêts des banques et des finances de l'Europe ».

Mauvaises nouvelles pour Mario Monti selon des sondages

  • Ipsos : 8 février 2013 – Bersani : 35,2 % ; Berlusconi : 28,3 % ; Grillo : 15,9 % ; Monti : 14,8 % ; Ingroia : 3,7 %

5 février 2013 – Bersani : 36,7 % ; Berlusconi : 28 % ; Grillo : 14,5 %; Monti : 15 % ; Ingroia: 4,3 %

  • IPSO : 7 février 2013 – Bersani : 37,2 % ; Berlusconi : 29,7 % ; Grillo : 14,3 % ; Monti : 12,9 % ; Ingroia : 4,2 %

5 février 2013 – Bersani : 34,9 % ; Berlusconi : 29,8 % ; Grillo : 16,4 %; Monti : 12,5 % ; Ingroia: 3,9 %

  • SWG : 8 février 2013 – Bersani : 33,8 % ; Berlusconi : 27,8 % ; Grillo : 18,8 %; Monti : 13,4 % ; Ingroia : 4,1 %

5 février 2013 – Bersani : 33,6 % ; Berlusconi : 28,1 % ; Grillo : 18,4 %; Monti : 13,3 % ; Ingroia : 4,9 %

Selon les différents sondages, entre 12 et 20 % des électeurs restent indécis au cours de la semaine qui précède les élections. Le risque est de parvenir à un résultat peu convaincant qui n'octroie la victoire à personne et qui mène à une impasse, avec la possibilité d'un parlement sans majorité et de la tenue d’un second vote.

En vertu des règles italiennes de conditions d'égalité, la publication de résultats de sondage est interdite au cours des deux dernières semaines de campagne électorale. La gauche, en coalition avec Mario Monti, devrait probablement remporter une majorité confortable à la Chambre des députés.

Le centre-droit obtiendrait plutôt une majorité au Sénat en raison de l’âge du droit de vote, fixé à 25 ans. Étant donné que les Italiens âgés entre 18 et 25 ans votent généralement pour les partis de gauche, ce facteur pourrait jouer un rôle crucial dans le résultat de l’élection. La coalition de centre-gauche devrait remporter deux des trois régions disputées (Lombardie, Sicile et Vénétie) afin d'obtenir une majorité au Sénat.

Si M. Berlusconi remportait la majorité au Sénat, la coalition de gauche devrait s'allier à Mario Monti, ce qui donnerait lieu à des négociations en coulisse. Néanmoins, au vu des sondages, une coalition de gauche avec M. Monti constitue le résultat le plus probable des élections des 24 et 25 février.

Parlement sans majorité et droit électoral italien

Alors qu’aucun candidat ne sort clairement vainqueur des sondages, un parlement sans majorité est envisageable. Cette situation donnerait lieu à d'autres élections dans les mois à venir. Ce scénario dépend de la capacité de la coalition de gauche à obtenir 158 sièges nécessaires afin d'éviter que le Sénat ne se retrouve sans majorité.

La loi électorale est entrée en vigueur le 21 décembre 2005, alors que Silvio Berlusconi était premier ministre. Cette loi, remplie de spécificités, est complètement différente des autres lois électorales européennes.

Grâce à l’apparentement électoral, des sièges supplémentaires sont accordés au parti majoritaire afin de garantir la formation d'une coalition. Le parti qui remporte la majorité des votes au niveau national obtient automatiquement une majorité absolue de 340 sièges (54 %) à la Chambre des députés. Au Sénat, le même mécanisme s'applique à l’échelle régionale. Toute coalition recueille 55 % des sièges dans les régions où elle remporte la majorité des votes.

Les Italiens votent selon un système de liste à la proportionnelle, ce qui signifie qu'ils votent pour un parti et non pour un candidat. Les partis établissent une liste de candidats élus au Parlement, ce qui en détermine à l'avance la composition.

En Italie, les seuils minimums sont différents pour les coalitions et les partis. Une coalition doit obtenir un minimum de 10 % afin d'accéder à la Chambre des députés, alors que chaque parti doit en recueillir 4 % pour siéger au Parlement. Au Sénat, le calcul s'effectue en fonction des régions : les partis doivent remporter 8 % et les coalitions 20 %. Les Italiens résidant à l'étranger élisent 12 membres à la Chambre des députés et 6 au Sénat.

Coalitions principales

Centre-droit / modérément eurosceptique (Silvio Berlusconi) :

  • Popolo della Libertà (Peuple de la liberté)
  • Lega Nord (Ligue du Nord), dont la Lista Lavoro e Libertà (Liste Travail Liberté)
  • La Destra (La Droite)
  • Fratelli d'Italia (Frères d'Italie) - centre-droit et national
  • Grande Sud-MPA
  • Moderati Italiani in Rivoluzione (Modérés italiens en révolution)
  • Intesa Popolare (Entente populaire)
  • Partito Pensionati (Parti des retraités)

Centre-gauche (Pier Luigi Bersani et Mario Monti) :

  • Parti démocrate
  • Sinistra Ecologia Libertà (Gauche, écologie et liberté)
  • Centro democratico (Centre démocratique)
  • Partito Socialista Italiano (Parti socialiste italien)
  • Südtiroler Volkspartei (Parti populaire du Tyrol du Sud)
  • Moderati per il Piemonte (Modérés pour le Piémont)
  • Il Megafono (Le Mégaphone)
  • Scelta Civica (Choix civique)
  • Unione di Centro (Union du centre)
  • Futuro e Libertà (Futur et liberté pour l'Italie)

Eurosceptiques (Beppe Grillo) :

  • Movimento 5 Stelle (Mouvement cinq étoiles)

Gauche (Antonio Ingroia) :

  • Italia dei Valori (Italie des valeurs)
  • Partito della Rifondazione Communista (Parti de la refondation communiste)
  • Partito dei Comunisti italiani (Parti des communistes italiens)
  • Movimento Arancione (Mouvement orange)
  • Federazione dei Verdi (Fédération des Verts)

Parti libéral (Oscar Giannino) :

  • Fermare il Declino (Arrêter le déclin) 

Prochaines étapes

  • 8 novembre 2011 : Silvio Berlusconi est contraint de démissionner de la présidence du Conseil après la perte de sa majorité parlementaire en raison de la désertion de trois de ses députés
  • 16 novembre 2011 : Mario Monti et son gouvernement de technocrates sont nommés par le président italien, Giorgio Napolitano
  • 4 décembre 2011 : Mario Monti entreprend un programme d'austérité appelé « Salva Italia » (Sauver l'Italie), d'une valeur de 63 milliards d'euros en 3 ans
  • 20 janvier 2012 : le programme « Cresci Italia » (Croissance de l’Italie) est lancé afin de restaurer la croissance grâce à la libéralisation et à une simplification des procédures administratives
  • Juillet 2012 : une seconde réforme d'austérité relative aux marchés du travail est approuvée. Cette réforme en finit avec un certain nombre de contrats instables (contrats temporaires) tout en facilitant les procédures de licenciement.
  • 9 décembre 2012 : des députés du Parti du peuple de la liberté boycottent le vote de confiance du gouvernement de Mario Monti et s'abstiennent lors du vote sur le budget en 2012 à la Chambre des députés
  • 22 décembre 2012 : le Parlement italien est dissout après l'adoption du budget 2013. Conformément à la constitution italienne, des élections doivent être organisées dans les 70 jours.
  • 24-25 février 2013 : élections italiennes

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