Angela Merkel et les Verts allemands poursuivent leurs discussions

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L'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel poursuit ses discussions avec les Verts en vue de la formation d'un gouvernement. Une coalition entre entre la CDU et les sociaux-démocrates du SPD reste toutefois l'hypothèse principale.

L'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel et les Verts se sont accordés jeudi pour poursuivre leurs discussions en vue de la formation d'un gouvernement de coalition, ont annoncé des responsables des deux partis.

L'hypothèse jugée la plus probable à Berlin reste cependant celle d'une coalition entre la CDU et son allié chrétien-social bavarois (CSU), grands vainqueurs des élections législatives du 22 septembre, mais passés à cinq sièges de la majorité absolue, et les sociaux-démocrates du SPD.

Ancrés très à gauche, les « Grünen » ont souvent affiché leurs divergences avec la CDU, et pas plus tard que mercredi sur la question des réfugiés.

En 2005, les négociations entre les deux partis avaient d'ailleurs tourné court au bout d'une unique réunion d'une heure et demie.

Mais les politologues notent qu'Angela Merkel a cette fois tout intérêt à prolonger les discussions avec les écologistes pour accroître sa marge de manoeuvre par rapport aux sociaux-démocrates, qui sont de leur côté d'autant plus inflexibles que la précédente expérience de « grande coalition », de 2005 à 2009, leur avait coûté cher sur le plan électoral.

Les prochaines discussions « exploratoires » entre la CDU et les Verts sont programmées mardi, au lendemain d'une nouvelle séance de négociations avec le SPD.

« Cela a du sens de nous réunir à nouveau mardi », a assuré le secrétaire général de la CDU, Hans Gröhe. « La réunion [du 10 octobre] a été positive, ouverte et constructive. »

« L'atmosphère était positive, l'ambiance amicale et les discussions menées avec suffisamment de sérieux », a renchéri le coprésident des Verts, Cem Özdemir, dont le parti a gouverné avec le SPD de 1998 à 2005 et contribué à la sortie du nucléaire de l'Allemagne. Les écologistes mettent désormais l'accent sur les énergies renouvelables et la réduction des émissions de CO².

Selon les observateurs, les négociations en vue de la formation d'un gouvernement pourraient durer jusqu'à deux mois.

Les élections fédérales allemandes se sont déroulées le 22 septembre 2013. Elles ont permis d'élire les 630 députés du 18e Bundestag, le Parlement allemand.

Les résultats de l'Union chrétienne-démocrate/Union chrétienne-sociale (CDU/CSU) de la chancelière allemande, Angela Merkel, sont les meilleurs depuis 1990 : 42 % des voix et près de 311 sièges. Son partenaire de coalition, le Parti libéral-démocrate (FDP) n'a pas dépassé le seuil des 5 %. Pour la première fois dans l'histoire, le parti ne disposera d'aucun siège au Bundestag.

Angela Merkel doit donc se tourner vers le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) pour une grande coalition, ou vers les écologistes en vue de former un gouvernement majoritaire. La CDU et les Verts considèrent cette dernière option comme la moins probable. Le SPD compte 192 sièges, Die Linke (La Gauche) 64 et les Verts 63. Une coalition avec ces trois partis impliquerait une majorité. Mais le SPD et les Verts refusent toute coalition avec Die Linke.

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