Belgique : nouvel échec des tentatives pour former un gouvernement [FR]

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Presque six mois après les élections fédérales, la Belgique attend toujours un nouveau gouvernement et place maintenant tous ses espoirs dans le roi, qui devrait appeler aujourd’hui le Premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, à former un gouvernement d’urgence de fait.

Le 1er décembre, les négociateurs flamands et francophones ont de nouveau échoué à former un gouvernement en raison de positions inconciliables sur le programme de réforme de l’Etat. Yves Leterme, chrétien démocrate flamand qui avait été chargé de former un gouvernement suite aux élections fédérales organisées en juin et qui était ainsi devenu le nouveau Premier ministre belge, a démissionné de son mandat, une décision acceptée par le roi Albert II. 

Le 1er décembre, après l’échec des négociations, M. Leterme a déclaré « j’ai fait tout ce qui était possible ».

D’après les informations confirmées d’un quotidien belge Het Laatste Nieuws, le roi a reçu le Premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, afin de le mandater pour diriger un gouvernement spécial, avec des compétences plus larges. 

Selon l’article de Het Laatste Nieuws, en raison de cette nouvelle situation politique, le gouvernement de M. Verhofstadt pourra désormais prendre des mesures sur des questions urgentes, comme le budget 2008 et les dossiers socio-économiques.  

En outre, il est également chargé, d’après l’article, de résoudre les disputes intercommunautaires entre la Flandre et la Wallonie. M. Verhofstadt devrait ouvrir la voie à la création d’une convention nationale, impliquant des représentants de tous les partis démocratiques, afin de s’attaquer à la question de la réforme de l’Etat. 

Les chrétiens démocrates, les libéraux et les nationalistes flamands rejettent tous la responsabilité de l’échec des récentes négociations sur Joëlle Milquet (francophone, CDH) ayant refusé d’avancer dans les réformes de l’Etat. Ils continuent d’insister pour que M. Leterme devienne le nouveau Premier ministre. De leur côté, les partis francophones reprochent à la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), un parti proche de celui de M. Leterme (CD&V), l’échec des négociations 

Les libéraux flamands de M. Verhofstadt et leurs homologues francophones menés par Didier Reynders (MR, libéral) et Mme Milquet ont déjà clairement fait savoir qu’ils espéraient trouver un compromis avec les flamands chrétiens démocrates.

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