Tajani, favori de Berlusconi pour le poste de Premier ministre

Le Président du parti Forza Italia, Silvio Berlusconi (G), prononce un discours avec le Antonio Tajani (D), à l'issue de la campagne pour les élections du 25 mai au Parlement européen, Rome, Italie, le 22 mai 2014. [EPA/CLAUDIO PERI]

Inéligible, Berlusconi pourrait cependant être en position de choisir le futur Premier ministre. Et l’actuel président du Parlement européen, Antonio Tajani, est l’un de ses candidats préférés.

Si les sondages ne sont pas assez tranchés pour indiquer le vainqueur probable des élections, celles-ci pourraient mettre au pouvoir une coalition du parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia, et du mouvement d’extrême droite Lega Nord (Ligue du Nord).

Si Forza Italia obtient le plus de voix, il reviendra donc au Cavaliere, lui-même inéligible, de décider qui devrait devenir Premier ministre. Parmi les personnes qu’il envisage, il a plusieurs fois mentionné Antonio Tajani, vieil ami et actuel président du Parlement européen.

Au micro de CorriereLive, il a récemment répété qu’Antonio Tajani était « papable », un terme religieux désignant une personne qui pourrait devenir le prochain Pape. Sa nomination « serait une chance de gagner une influence forte et immédiate au sein de l’Europe », a-t-il assuré, affirmant que ce candidat « ferait compter les intérêts italiens dans l’Union ».

Le magnat des médias a refusé de commenter d’autres candidatures possibles, mais a estimé « juste » d’annoncer qui serait le candidat de son parti avant les élections.

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Matteo Salvini, qui dirige la Lega Nord, réclame lui-même le poste de Premier ministre si son parti récolte davantage de voix que Forza Italia, une option sur laquelle Silvio Berlusconi ne s’étend pas, soulignant seulement que les sondages donnent pour l’instant un net avantage à son parti.

Les dirigeants de Forza Italia sont optimistes quant à leurs chances de ramasser la marge de 40 % nécessaire à la constitution d’un gouvernement majoritaire. Ils disent s’en remettre à « l’intelligence des Italiens et le fait qu’ils seront nombreux à changer d’avis ou à aller voter après une abstention ».

Silvio Berlusconi a par ailleurs rejeté l’idée d’une association avec le Partito Democratico de Matteo Renzi, l’accusant d’avoir mené le pays à sa situation actuelle. « Je ne pense pas que nous pourrions trouver un compromis avec eux », a-t-il tranché.

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Le parti berlusconien fera donc plus probablement alliance avec la Lega Nord et les Fratelli d’Italia (Frères d’Italie, nom de l’hymne national), de centre droit. Silvio Berlusconi a d’ailleurs défendu son partenaire nordiste, et assuré qu’il n’était « pas du tout un extrémiste ».

Si cette coalition récolte assez de votes, les trois partis devront néanmoins trouver des compromis sur des questions problématiques, comme l’adhésion à l’euro et la nomination des membres du gouvernement.

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