Bulgarie : les populistes souhaitent rejoindre le bloc conservateur de l’UE

En vue des prochaines élections européennes qui se tiendront en juin de l’année prochaine, ITN a de réelles chances de remporter au moins un siège sur les 17 qui seront attribués aux eurodéputés bulgares. [Shutterstock/Alexandros Michailidis]

La formation populiste « Il y a un tel peuple » (ITN), créée il y a tout juste deux ans, a annoncé son intention de rejoindre les Conservateurs et Réformistes européens (CRE).

En vue des prochaines élections européennes qui se tiendront en juin de l’année prochaine, ITN a de réelles chances de remporter au moins un siège sur les 17 qui seront attribués aux eurodéputés bulgares.

« Notre rôle principal lors des élections européennes sera de lutter contre l’euroscepticisme en expliquant que plus il y aura de représentants conservateurs dans l’UE, plus les choses seront normales », a déclaré le chef du groupe parlementaire ITN, Toshko Yordanov, lors de l’ouverture de la sixième conférence « Balkans occidentaux » qui s’est déroulée ce week-end à Sofia.

L’événement est organisé par le think tank conservateur New Direction, dont le vice-président est Angel Dzhambazki — l’eurodéputé du parti nationaliste bulgare VMRO, qui fait partie du groupe CRE.

Selon M. Yordanov, il est logique qu’ITN rejoigne la famille des partis conservateurs, car le conservatisme est une « idéologie du bon sens ».

« Le bon sens dit que l’économie doit être libre. Le bon sens dit que la famille doit être composée d’un homme et d’une femme et que votre orientation sexuelle ne doit pas vous donner un avantage sur les autres », a commenté M. Yordanov.

« Ce qui est intéressant, c’est que le bon sens dans les Balkans est plus grand que le bon sens en Occident », a ajouté M. Yordanov, cité par l’agence de presse bulgare BTA.

L’ITN recueille actuellement environ 5 % des suffrages, mais espère augmenter le soutien dont il bénéficie en tant qu’opposant.

En début de semaine, le Parti socialiste bulgare (BSP), qui se battra pour deux ou trois sièges au Parlement européen, a également annoncé qu’il allait former un nouveau réseau patriotique avec des dizaines de formations russophiles et patriotiques — y compris peut-être le VRMO, membre du groupe CRE, qui figure parmi les partis invités.

Le 30 novembre, le Parti socialiste européen (PSE) s’est dit prêt à prendre toutes les mesures nécessaires contre son membre local en Bulgarie, le BSP, après qu’il ait annoncé son intention de former une large coalition avec des partis pro-russes et nationalistes, a déclaré à Euractiv le secrétaire général du PSE, Giacomo Filibeck.

Si les socialistes bulgares sont exclus du PSE en raison de leur virage nationaliste, il est fort possible qu’au moins la moitié des sièges bulgares du nouveau Parlement européen soient attribués à des partis eurosceptiques et anti-européens.

Le plus grand parti anti-européen en Bulgarie est Vazrazhdane (« Renaissance » en bulgare), qui espère obtenir au moins 20 % des voix et qui tisse des liens avec l’AfD, le parti d’extrême droite allemand.

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