Les séparatistes catalans refusent de subir le chantage socialiste

EPA-EFE/Toni Albir [EPA/Toni Albir]

Marta Vilalta, porte-parole de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), a averti le PSOE que son parti ne serait pas la victime d’un chantage visant à former un gouvernement « progressiste » entre les socialistes et la gauche Unidas Podemos.

« Nous ne faiblirons pas face à la pression et au chantage », a déclaré Marta Vilalta lundi (16 décembre), ajoutant que seules des mesures concrètes permettraient de trouver une « solution politique » au conflit catalan.

Le parti socialiste (PSOE) négocie pied à pied avec l’ERC, qui occupe actuellement 14 sièges au parlement espagnol, pour le convaincre de s’abstenir lors du vote sur l’investiture de Pedro Sanchez au poste de Premier ministre.

Le 12 décembre, M. Sanchez s’est déclaré en faveur de la formation d’un gouvernement de coalition « progressiste » avec Unidas Podemos. Mais, ne comptant que 155 sièges sur 350 au sein de la chambre basse, le PSOE et UP doivent conclure un accord avec d’autres partis pour atteindre la majorité parlementaire.

L’ERC attend toutefois des concessions en échange de son soutien, notamment la reconnaissance du droit à l’autodétermination de la Catalogne.

En Espagne, Pedro Sanchez plus proche que jamais de l’investiture

La troisième tentative sera-t-elle la bonne ? Le leader socialiste a encore quelques obstacles à surmonter, liés notamment aux indépendantistes catalans d’ERC, mais il n’a jamais été aussi proche d’être nommé à la tête du gouvernement espagnol Un article d’Euroefe.

Déception de la droite

Entre-temps, le chef conservateur du Partido Popular (PP), Pablo Casado, s’est dit déçu de Pedro Sanchez, car le socialiste a décidé d’œuvrer à la formation d’une « coalition progressiste » avec Unidas Podemos.

À la suite d’une brève réunion de 30 minutes au Palais de la Moncloa – le siège de l’exécutif espagnol – M. Casado a souligné que le chef socialiste « n’a[vait] demandé que notre abstention » sans offrir ou sans proposer d’alternative, telle que la mise en place d’une « grande coalition » avec le PSOE, le PP et les centristes de Ciudadanos (Cs).

Pablo Casado a toutefois précisé que son parti ne pouvait pas « s’abstenir » pour « permettre la formation d’un gouvernement socialiste avec les communistes de Podemos, car une telle entente entraînerait la perte du pays ».

Un désastre à éviter à tout prix

De plus, lundi (16 décembre), la cheffe de file centriste, Inés Arrimadas, a proposé un pacte modéré en quatre points à Pedro Sanchez, constitué d’un pacte étatique, d’un pacte national pour l’éducation, d’un engagement à ne pas augmenter les impôts et d’une réforme de la loi électorale espagnole afin de résorber l’imbroglio politique dans lequel le pays s’enlise.

Selon Mme Arrimadas, une coalition PSOE-UP avec le soutien ou l’abstention d’ERC serait un « désastre » que l’Espagne doit éviter à tout prix.

Les groupes du Parlement européen refusent de débattre de la Catalogne

Les groupes politiques du Parlement européen ont refusé d’inscrire un débat sur la Catalogne à l’ordre du jour de l’hémicycle. Une discussion sur la situation de la région avait été sollicitée par les Verts. Un article d’Euroefe.

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