Le Partido Popular (PP, Parti populaire européen) dépasserait le Parti socialiste-ouvrier (PSOE, Socialistes et Démocrates européens) du Premier ministre Pedro Sánchez si des élections générales avaient lieu aujourd’hui en Espagne, selon un récent sondage réalisé par l’agence privée 40 dB.
Selon les résultats du sondage commandé par les médias espagnols Cadena SER et El País et réalisé en mars, le PP, principale force d’opposition au parlement, devancerait le PSOE par la marge la plus importante depuis les élections générales anticipées du 23 juillet 2023, que le leader du parti de droite Alberto Núñez Feijóo avait remportées sans parvenir à réunir la majorité nécessaire pour gouverner.
Depuis l’enquête réalisée par 40 dB, le PP devrait gagner 0,3 % de soutien (ce qui le porterait à 35,5 % des voix) et 2,5 points dans les intentions de vote par rapport aux dernières élections.
À l’inverse, le PSOE poursuit son « lent déclin », avec une baisse de 0,7 % du soutien prévu et obtenant 30,0 % des voix, ce qui équivaut à 1,7 point de moins que lors des élections de l’année dernière.
Le sondage révèle qu’il y a actuellement un « début de transfert de votes du PSOE vers le PP », et environ 6,5 % des électeurs du PSOE devraient soutenir le PP de Alberto Núñez Feijóo lors des prochaines élections nationales, qui se tiendront probablement en 2027 ou 2028.
En outre, malgré l’unité apparente du gouvernement de coalition PSOE-Sumar, dirigé par la ministre du Travail et vice-première ministre Yolanda Díaz, de nombreux analystes s’interrogent sur la capacité du Premier ministre à rester en poste jusqu’à la fin de son mandat de quatre ans ainsi que sur la tenue éventuelle d’élections anticipées.
D’autre part, selon le sondage, le parti d’extrême droite Vox conserverait sa troisième place actuelle au parlement avec 33 sièges, tandis que le parti de gauche Sumar subirait un revers, perdant une partie des 31 sièges qu’il détient actuellement.
Le parti de gauche Podemos, ex-membre de la plateforme Sumar, dont il s’est séparé à la suite d’un conflit interne, conserverait une part de 2,9 % des voix et resterait la cinquième force politique, avec cinq sièges.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]


