Le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero a dévoilé samedi son nouveau gouvernement après avoir gagné la confiance du Parlement espagnol. Cependant, le nouveau gouvernement majoritairement composé de femmes doit faire face à un assombrissement de la situation économique.
M. Zapatero a gagné la confiance du Parlement espagnol vendredi dernier (11 avril), obtenant une majorité de 169 sièges avec l’appui de son propre parti socialiste, le PSOE. Sur les 350 députés, 158 ont contre lui tandis que 23 se sont abstenus.
Lors d’une allocution avant le vote, M. Zapatero avait déclaré qu’il chercherait l’appui d’autres groupes politiques, notamment celui du Parti Populaire conservateur (PP) pour soutenir le programme de son gouvernement sur plusieurs sujets essentiels : la lutte contre le terrorisme, les réformes institutionnelles, les réformes judiciaires et la préparation de la présidence espagnole de l’UE au cours du premier semestre 2010.
En dévoilant son nouveau gouvernement samedi (12 avril), M. Zapatero a reconduit les principaux ministres de son équipe sortante. L’équilibre hommes femmes reste la grande surprise – sur les 17 ministres nommés, 9 sont des femmes.
Après avoir annoncé la composition de son nouveau gouvernement, M. Zapatero a déclaré qu’il se sentait fier d’avoir plus de femmes que d’hommes au gouvernement.
Cependant les problèmes économiques seront bientôt le cœur des préoccupations nationales en raison de la dégradation de la situation économique provoquée notamment par l’exposition du pays à la crise du logement.
Mercredi dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a réduit ses prévisions de croissance concernant l’Espagne à 1,8% pour 2008 – en 2007, la croissance a été de 3,8% – et a prévu que le ralentissement devrait continuer en 2009. Parallèlement, selon le FMI, l’inflation est à l’heure actuelle évaluée à 4%.
Cependant, les chiffres sont contestés par la Banque d’Espagne qui prévoit que la croissance économique tomberait à 2,4% en 2008.
Dimanche dernier (13 avril), le ministre chargé de l’Economie qui a été reconduit, Pedro Solbes, a annoncé que l’Espagne dépenserait 10 milliards d’euros par an (15,8 milliards de dollars) pour stimuler l’économie et atténuer le ralentissement économique qui devrait arriver suite à la crise du logement.

