Borissov assure qu’il ne démissionnera pas en cas d’échec aux élections européennes

Le Premier ministre Boyko Borissov gouverne la Bulgarie depuis près de dix ans. Il a précisé qu’il ne démissionnerait pas même si son parti GERB (PPE) perdait face à son rival socialiste lors des élections européennes.

Avant les élections présidentielles de 2016, Boyko Borissov avait déclaré qu’il démissionnerait en cas d’échec du GERB, ce qu’il n’a pas fait. Cette fois, à l’approche des élections européennes, il s’est montré plus prudent, en ne s’engageant pas à démissionner en cas de défaite électorale.

Ancien garde du corps avec un talent évident pour la politique, le Premier ministre a mis en place son parti GERB – Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie – en 2006.

En 2009, il remporte les élections générales et tous les scrutins suivants. Seule exception : les élections présidentielles de 2016, où le candidat du GERB perd lourdement face à Rumen Radev, soutenu par les socialistes du BSP. Aujourd’hui, le GERB et le BSP sont au coude à coude, mais les sondages donnent un petit avantage aux socialistes.

Crise politique en Bulgarie après l’élection de Roumen Radev

Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a annoncé qu’il allait démissionner après que le candidat socialiste, Roumen Radev, un nouvel acteur sur la scène politique, a gagné haut la main les élections présidentielles du 13 novembre.

Durant les années de Boyko Borissov au pouvoir, le GERB a pris ses racines dans l’administration du pays et le processus décisionnel à tous les niveaux. Le style de gouvernance du Premier ministre est de centraliser le processus de décision à un point où il décider personnellement de tous les dossiers importants, même dans le cas où les institutions ont le pouvoir de le faire elles-mêmes.

La Bulgarie, pays le plus pauvre de l’UE, a un besoin cruel de réforme. Boyko Borissov promeut les projets d’infrastructure, notamment les autoroutes, estimant qu’ils ont le potentiel de changer le pays.

Le pays a capitalisé sur sa présidence européenne au premier semestre de l’année 2018, surtout pour promouvoir les perspectives d’adhésion des Balkans occidentaux. Et pendant que Boyko Borissov s’affairait à l’international, les scandales dans son pays devenaient de plus en plus fréquents.

Le « scandale des appartements » notamment, qui a révélé que plusieurs hauts responsables politiques du GERB avaient acheté des biens immobiliers à des prix étrangement bas, a fait chuter le soutien pour le parti et placé pour la première fois le BSP en tête des sondages.

Un autre scandale, de même nature, a révélé que de nombreuses personnes, dont au moins un ministre adjoint, avaient acquis des « maisons d’hôtes » construites avec des fonds européens (la subvention moyenne étant d’environ 135 000 €), pour finalement les utiliser uniquement à des fins privées.

Pour couronner le tout, la Commission a récemment déclaré qu’elle ne lèverait pas la surveillance embarrassante exercée depuis douze ans sur la Bulgarie dans le cadre du mécanisme de coopération et de vérification (MCV). Le MCV est en place depuis l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’UE en 2007, afin de garantir la poursuite des réformes judiciaires et de la lutte contre la corruption.

Borissov dénonce les pressions de l’Europe suite à l’assassinat d’une journaliste

Le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, dénonce la « pression européenne » après l’assassinat de la journaliste Viktoria Marinova, qu’il assure de nature purement criminelle.

Boyko Borissov avait largement misé sur la levée de la surveillance pour montrer que sa façon de résoudre les fléaux de longue date dans le système judiciaire du pays avait la bénédiction des autorités de l’UE.

Atout

Face à ce léger déclin dans les sondages, les commentateurs à Sofia affirment qu’il détient toujours un atout qui pourrait lui rendre service juste à temps pour le scrutin européen. La Bulgarie est candidate pour accueillir une usine automobile Volkswagen. Selon certaines informations, le constructeur automobile allemand devrait choisir de construire sa nouvelle usine en Bulgarie, en Serbie, en Roumanie et en Turquie.

Dans une récente interview télévisée, Boyko Borissov, qui est en bons termes avec la chancelière allemande, Angela Merkel, a laissé entendre qu’il avait obtenu l’assurance que le choix de Volkswagen serait la Bulgarie et que l’annonce officielle arriverait à temps pour les élections européennes.

Le dieselgate serait responsable de 5 000 morts par an en Europe

Les émissions des véhicules au diesel truqués par les constructeurs pour paraître plus écologiques pourraient être responsables de 5 000 morts par an en Europe du fait de la pollution de l’air, indique une étude.

 

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