Européennes 2024 : les libéraux allemands choisissent une experte en défense comme tête de liste

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Selon des sources bien informées, elle était le deuxième choix des libéraux après le retrait des grands noms du parti, tels que la Première ministre estonienne Kaja Kallas et l’ancien Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel. [EPA-EFE/CLEMENS BILAN]

L’équipe de trois têtes de liste des libéraux européens comprendra l’Allemande Marie-Agnes Strack-Zimmermann, experte en politique de défense, qui représentera l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), a annoncé son parti.

Les citoyens européens se rendront aux urnes du 6 au 9 juin pour élire un nouveau Parlement européen. Le groupe libéral-centriste Renew Europe présentera trois candidats tête de liste aux élections, un pour chaque parti membre du groupe.

L’ADLE, le Parti démocrate européen (PDE) et le parti Renaissance d’Emmanuel Macron se présenteront avec un programme électoral commun et un programme de parti commun, mais chacun d’entre eux aura sa propre tête de liste.

Le Parti libéral-démocrate allemand (FDP) représentera l’ADLE au sein de l’équipe des têtes de liste avec Marie-Agnes Strack-Zimmermann, experte en politique de défense âgée de 66 ans.

La candidature de Mme Strack-Zimmermann sera officiellement confirmée lors du congrès du FDP, le 20 mars.

Selon certaines sources, elle était le deuxième choix des libéraux après le retrait des grands noms du parti, tels que la Première ministre estonienne Kaja Kallas et l’ancien Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

Les têtes de liste des trois partis libéraux seront officiellement annoncées le 20 mars, lorsque Renew Europe donnera le coup d’envoi de sa campagne électorale. Parallèlement à la confirmation officielle des trois têtes de liste, le groupe présentera également son programme électoral commun, auquel Euractiv a pu avoir accès la semaine dernière.

L’ADLE elle-même adoptera son propre programme de parti peu avant le congrès.

Mme Strack-Zimmermann a souligné trois priorités à Berlin : la défense, la bureaucratie et l’État de droit.

L’experte, qui préside la commission de la défense du Bundestag, le parlement allemand, a déclaré que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’avait « pas suffisamment donné la priorité » aux questions de défense, malgré son long mandat en tant que ministre allemande de la Défense, et qu’elle n’était pas parvenue à préparer une éventuelle réélection de Donald Trump aux États-Unis.

Au lieu de cela, Mme von der Leyen s’est concentrée sur le Green Deal, dirigé par Frans Timmermans, alors vice-président de la Commission, ajoutant un « fardeau bureaucratique », a déclaré Mme Strack-Zimmermann, prenant pour exemple la directive sur le devoir de vigilance des entreprises, qui obligerait les importateurs de café à s’assurer que « chaque grain est exempt de travail forcé ».

En ce qui concerne l’État de droit, elle a souligné que « l’Europe est une union de valeurs » et que « l’État de droit est une valeur en soi ».

Les États membres comme la Hongrie, qui ont connu un recul démocratique, « doivent s’attendre à ce que nous leur retirions leur droit de vote, comme le prévoient les traités », a-t-elle souligné. Cette procédure est prévue par l’article 7 du traité sur l’Union européenne (TUE) lorsqu’un État membre « enfreint de manière grave et persistante les principes sur lesquels l’Union est fondée ».

On peut s’attendre à ce que cette femme politique énergique — son parti a fait de « Combative in Europe » son slogan — ait un impact à Bruxelles, où les responsables politiques ont tendance à être plus discrets et prêts à faire des compromis.

Mais elle avait aussi un message pour Berlin : « Je ne suis pas partie, même quand je serai partie ».

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[Édité par Anne-Sophie Gayet]

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