Exclusif – Renaissance dévoile ses alliés à Strasbourg

Les 8 partis se retrouvent le samedi 11 mai au palais de la musique et des congrès de Strasbourg. [@LauraZamboni/Shutterstock]

Huit partis européens s’engagent demain à Strasbourg avec Renaissance. C’est la fin du suspens pour les alliés des macronistes au Parlement européen, qui espèrent former un groupe de 100 personnes au centre.

C’est un moment clé pour le parti d’Emmanuel Macron : samedi 11 mai à Strasbourg, la liste Renaissance présente ses futurs alliés au Parlement européen, en présence de sept têtes de listes ou candidats de partis déterminés à s’engager à ses côtés.

Chacun des candidats présents représente sa liste nationale, pour un total d’élus centristes qui devrait, selon les estimations des sondages, aller de 75 à 100 eurodéputés.

« Nous visons un groupe d’une centaine de personnes », précise une source de LREM à Euractiv.

En plus de Jean-Pierre Raffarin et d’Edouard Philippe et des candidats de la liste Renaissance, seront présents au meeting :

– Liesje Schreinemacher, du parti Volkspartij voor Vrijheid en Democratie du Premier ministre néerlandais, Mark Rütte.

-Katalin Cseh, du parti hongrois Momentum,

– Olivier Chastel, président de parti belge MR auquel appartient le Premier ministre Charles Michel,

– Dragos Tudorach, candidat sur la liste Plus en Roumanie mise en place par l’ex commissaire à l’agriculture Dacian Ciolos,

– Eva María Poptcheva, de la liste Ciudadanos en Espagne,

–  Sophie In t’veld du Parti démocrate 66, aux Pays-Bas.

-Pavel Telicka, tête de liste du parti Hlas, ou La Voix en République tchèque,

-Frederic Federley pour le parti suédois centriste Centerpartiet,

Matteo Renzi, ex président du Conseil italien, et le président de l’ALDE, Guy Verhofstadt, seront également présents.

En plus de ces partis qui sont des alliés naturels de l’ALDE, Renaissance discute avec d’autres formations, dont le Parti démocrate italien, qui pourrait se joindre au groupe.

Ainsi, le délégué général du parti, Stanislas Guerini, fera une réunion publique commune à Turin dimanche 12 mai, avec Nicola Zingaretti, président du parti démocrate italien.

Par rapport à l’ambition de rassemblement des macronistes, cette liste est relativement modeste. On notera notamment l’absence de pays-clés comme l’Allemagne ou la Pologne.

Une coalition Verts / Socialistes / Centre en ligne de mire

Au-delà du nouveau groupe au Parlement européen, qui devrait oublier le terme « liberal »  comme l’a indiqué Guy Verhofstatdt au Figaro, et se rebaptiser « Renaissance » de source française. Les petits nouveaux du Parlement européen espèrent rassembler socialistes, Verts, démocrates du PPE qui semble s’orienter de plus en plus à droite, autour d’un projet commun formulé dans la lettre d’Emmanuel Macron.

« Le changement de nom et les discussions sur la coalition ne sont pas à l’agenda avant le  26 mai. La priorité est la construction du groupe » a souhaité ajouté un porte-parole de LREM après publication de cet article.

« Nous voulons rassembler autour d’un programme de refondation de l’Europe, au-delà des appartenances politiques », assure le parti français qui parie sur l’échec de la droite et surtout de la candidature de Manfred Weber au Parlement européen pour avancer ses pions et négocier une coalition sur un projet, et non sur une majorité électorale tranchée.

Une perspective qui risque d’ouvrir des négociations longues pour la répartition des principaux postes européens.

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