Fogh Rasmussen reconduit pour un troisième mandat [FR]

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Après que les Danois l’ont reconduit pour la troisième fois au poste de Premier ministre, le libéral Anders Fogh Rasmussen a déclaré qu’il entamerait de larges négociations gouvernementales afin d’assurer un soutien solide à ses projets de réforme de l’Etat-providence danois. 

Après une campagne serrée basée sur des débats portant sur l’Etat-providence et la situation économique, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen a été réélu le 13 novembre 2007 pour un troisième mandat, un événement historique. Son programme comprend une réduction des impôts, l’amélioration des services publics et la réforme de la politique d’immigration.  

La Nouvelle-Alliance, de centre-droite, devait permettre un nouveau sacre, mais ce sont finalement les îles Féroé qui ont permis à Fogh Rasmussen d’obtenir les 90 sièges au Parlement danois sur les 179 sièges dont il avait besoin pour reconduire la coalition gouvernementale actuelle, composée de son parti libéral Venstre, des conservateurs et du Parti populaire danois, d’extrême droite. 

Ce dernier n’a jusqu’à présent occupé aucun poste ministériel, mais son soutien au gouvernement lui donne un droit de veto sur certains sujets, comme la politique d’immigration et d’asile. La question est maintenant de savoir s’il va demander des fonctions ministérielles. 
Fogh Rasmussen veut une large base gouvernementale, car il a besoin d’un soutien solide pour ses politiques. Il envisage d’inclure la Nouvelle Alliance dans les discussions sur le nouveau programme du gouvernement. La Nouvelle Alliance est un nouveau parti libéral dirigé par Naser Khader, d’origine syrienne, qui défend l’assouplissement des politiques d’immigration. Cependant, le Parti populaire danois et la Nouvelle Alliance sont diamétralement opposés et il semble peu probable qu’ils soient capables de coopérer. 

L’UE n’était pas un thème majeur dans les élections danoises, qui ont enregistré une participation de 86,6 %. Pourtant, Fogh Rasmussen pourrait être soumis à davantage de pression pour organiser un référendum sur le nouveau traité de Lisbonne, dans la mesure où les partis favorables à un vote populaire sont sortis renforcés des élections. Le Premier ministre n’a pas encore pris de décision sur ce sujet, mais ne considère pas un référendum comme absolument nécessaire, puisqu’il a déclaré que le traité n’accordait pas plus de compétences à l’UE et pouvait donc être ratifié par le Parlement. 

En revanche, les conservateurs et Stig Moller, ministre des Affaires étrangères, encouragent un référendum pour mettre un terme aux opt-outs danois sur la coopération en matière juridique, comme la lutte contre le terrorisme. D’après les sondages, la majorité de la population souhaite également un référendum. 

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