L’opposition hongroise fait front commun en vue des élections législatives de 2022

L’opposition hongroise fait front commun en vue des élections législatives de 2022. EPA-EFE/JOHN THYS / POOL [EPA-EFE/JOHN THYS / POOL]

Dimanche 20 décembre, les chefs de six partis de l’opposition hongroise ont officiellement convenu de travailler main dans la main lors des élections législatives de 2022 afin de battre le Fidesz de Viktor Orbán au pouvoir de 2010.

Le MSZP et la Demokratikus Koalíció, les Verts et le Párbeszéd, le Momentum et le Jobbik : tels sont les six partis de l’opposition hongroise ayant décidé de ne proposer qu’un seul candidat contre le Fidesz dans les 106 circonscriptions du pays, de même qu’ils ne présenteront qu’une personne au poste de Premier ministre ainsi qu’une liste et un programme électoral communs.

Un seul parti de l’opposition ne participera pas à cette alliance : le MKKP, également appelé le « Chien à deux queues », un mouvement satirique reconnu officiellement comme formation politique en 2014.

En outre, les dirigeants des partis ont adopté des critères pour la sélection des candidats communs, notamment l’exclusion de toute personne ayant tenu des propos de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ; ayant pris part à des actes de corruption ou tout autre acte transgressant la loi ; ou ayant collaboré avec le Fidesz.

De plus, les partis se sont engagés à tenir des élections primaires informelles entre eux afin d’élire les candidats individuels dans les circonscriptions électorales et le candidat au poste de Premier ministre.

Plusieurs sondages réalisés ces dernières semaines laissent entendre que la force d’une opposition unifiée est supérieure à celle du Fidesz.

La CJUE porte un nouveau coup à la politique d’asile en Hongrie

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a déclaré que Budapest avait enfreint la législation européenne en limitant l’accès à la procédure de protection internationale des demandeurs d’asile dans les zones de transit.

La semaine dernière, le Parlement hongrois a adopté des amendements à la loi électorale du pays, ce qui a poussé l’opposition à faire front uni.

En vertu des nouvelles règles, un parti ne serait habilité à présenter une liste nationale que s’il compte des candidats dans au moins 71 des 106 circonscriptions électorales du pays, au lieu des 27 actuelles.

Le projet de loi – déposé par le vice-premier ministre Zsolt Semjén à 23 h 59 le 10 décembre – argue que des amendements étaient nécessaires pour garantir que seuls les partis bénéficiant d’un réel soutien de la population puissent être en mesure de présenter une liste nationale.

Néanmoins, les détracteurs avancent que ces modifications législatives ciblaient l’opposition, forçant les partis concernés à former une liste commune.

« Malgré les agissements du Premier ministre apeuré par sa chute proche, les partis de l’opposition engagés dans le vent de changement au sein du gouvernement sont prêts à répondre de manière adéquate face aux amendements antidémocratiques apportés à la loi électorale », peut-on lire dans le document signé par l’opposition.

Les élections législatives pour l’élection du Parlement monocaméral hongrois combinent désormais un système uninominal à un tour dans les 106 circonscriptions électorales avec un système proportionnel plurinominal de liste destiné à pourvoir, dans une circonscription nationale unique, les 93 sièges supplémentaires.

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