La nouvelle loi électorale risque d’affecter les partis minoritaires

Le seuil de votes nécessaire pour avoir un élu aux élections européennes va être relevé de 2 à 5 %, pour les plus grosses circonscriptions. Un article d’Euroefe.

En juillet, lors de sa session plénière, le Parlement européen se penchera sur la révision de la loi électorale, pour qu’elle entre en vigueur avant les élections au Parlement européen de mai 2019, laisserait donc de côté certaines coalitions ou partis en Espagne.

En effet, le parti ERC (gauche républicaine de Catalogne), Bildu (parti basque) ou le Printemps européen, étaient jusqu’à présent représentés au Parlement mais avec moins de 5 %.

Pour l’eurodéputé du parti espagnol Equo (Verts), Florent Marcellesi, l’accord du Conseil de relever le seuil de vote aux élections européennes « est une mauvaise nouvelle », car « cela va à l’encontre de la liberté d’expression et de la pluralité au Parlement européen ».

Le parti Equo a annoncé la semaine dernière que lors des prochaines élections au Parlement européen, il se tiendrait aux côtés d’Unidos Podemos, une coalition dirigée par Pablo Iglesias.

La coalition pour survivre

Cette formule, celle d’adhérer à des coalitions avec d’autres partis, pourrait être une option viable pour les groupes qui ne veulent pas perdre leur représentation au Parlement européen, ont déclaré des sources parlementaires.

En Espagne, les députés européens sont dans un système de circonscription unique et à partir de la prochaine législature le pays aura 59 sièges (5 de plus que jusqu’à présent en raison de la répartition partielle des eurodéputés britanniques approuvée par le reste des partenaires après le Brexit).

L’Espagne et l’Allemagne seraient les pays où les nouvelles règles auraient le plus d’impact.

La proposition fait partie d’un ensemble de mesures visant à mettre à jour la loi électorale européenne de 1976, qui facilite le vote des citoyens européens résidant dans des pays tiers et qui met en place des sanctions visant à empêcher une même personne de voter dans plus d’un pays.

L’accord s’appuie sur une première proposition du Parlement européen en 2015, qui comprenait également une demande de reconnaissance de différentes formes de vote, comme le vote électronique.

Le Parlement européen peut désormais donner le feu vert ou rejeter le paquet.

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