La plupart des conservateurs allemands sont contre l’élargissement des compétences de l’UE, d’après le président du Bundestag

Le président du Parlement allemand, Wolfgang Schaeuble, arrive à la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, en Allemagne, le 28 août 2021, pour assister à un service œcuménique pour les personnes décédées lors des inondations dans l'ouest de l'Allemagne. [SASCHA STEINBACH/EPA]

Wolfgang Schäuble, président du parlement allemand et l’un des hommes politiques les plus anciens de l’histoire du pays, a déclaré lors du congrès du Parti populaire européen (PPE) à Berlin qu’il était en minorité au sein de l’union conservatrice (CDU/CSU) lorsqu’il s’agissait de concéder des compétences supplémentaires à l’UE.

M. Schäuble a pointé du doigt le parti conservateur bavarois CSU, affirmant qu’il était généralement plus réticent que la CDU.

M. Schäuble a également mis en garde le congrès conservateur contre le fait de pousser jusqu’au bout la lutte avec la Pologne et la Hongrie sur la question de l’État de droit et des violations des traités, déclarant qu’il était bien de retenir leur argent mais qu’il ne fallait pas aller trop loin.

Lors du congrès du PPE à Berlin, le président du PPE et membre de la CSU, Manfred Weber, a annoncé qu’il ne se présenterait pas à la présidence du Parlement européen pour les deux ans et demi à venir. Cette décision en a surpris plus d’un.

M. Schäuble a également déclaré que le Parlement européen avait manqué une occasion de s’unir derrière M. Weber en 2019 — qui a finalement manqué le poste de président de la Commission européenne alors qu’il était le Spitzenkandidat du plus grand parti.

Cela aurait permis à M. Weber d’obtenir le poste suprême et de renforcer le Parlement européen à son tour, a ajouté le président du Bundestag.

La ministre allemande de la Défense s'en prend à M. Scholz sur la question des drones

Ce week-end, la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU), a publiquement attaqué le candidat du SPD à la chancellerie, Olaf Scholz (SPD), en déclarant qu’il ne devrait pas « tricher et tromper » lorsqu’il s’agit du débat national actuel sur les drones armés.

 

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