La République en marche à jeu égal avec le FN dans les sondages

La candidature de Ségolène Royale aux élections européennes aurait un effet non-négligeable pour le PS.

Selon un sondage Ifop, l’extrême-droite rassemblerait autant de voix que le parti d’Emmanuel Macron pour les élections européennes. La candidature éventuelle de Ségolène Royal pourrait faire bouger les lignes.

La République en marche (LREM) et le Rassemblement national (RN, ex-FN) feraient des scores proches pour les européennes de mai 2019, à 20 % chacun, selon le sondage Ifop Opinion publié le 4 novembre.

Un rapport de force qui tournerait légèrement en faveur du RN dans l’hypothèse d’une candidature de Ségolène Royal à la tête du PS (19 % à 21 % respectivement). Dans ce cas de figure, la liste RN gagnerait 4 points par rapport à une précédente enquête réalisée fin août, alors que celle de LREM et du MoDem perdrait un point.

Si le scrutin devait se dérouler maintenant, et avec Ségolène Royal candidate pour le PS, le duo de tête RN-LREM devancerait la liste des Républicains (LR), créditée de 13 % (-2), et plus nettement celle de La France insoumise (LFI), en perte de vitesse à 11 % (-3), selon cette enquête réalisée pour La Lettre de l’Expansion.

L’effet Royal

Viennent ensuite la liste du Parti Socialiste (PS), à 7,5 % (+ 1,5), celle d’EELV (Europe Ecologie Les Verts) conduite par Yannick Jadot à 7 % (- 0,5) et celle de Debout la France (7 % ; +0,5). « L’effet Royal » serait donc d’un peu moins de 2 points pour le PS. Suffisant pour en faire le plus gros score à gauche mais encore très loin des 14 % réalisés en 2014.

Les listes du Parti communiste (conduite par Ian Brossat), de Générations (conduite par Guillaume Balas), et de l’UDI (conduite par Jean-Christophe Lagarde) sont toutes créditées de 3%, ou légèrement moins avec Ségolène Royal.

L'émiettement de la gauche française pour les européennes aiguise les appétits

De Ségolène Royal à Benoît Hamon en passant par les plates-formes citoyennes, les ambitions de la gauche se démultiplient à l’approche des  élections européennes de mai 2019. Au risque de  se neutraliser entre elles.

L’actuelle ambassadrice des pôles a pourtant affirmé dimanche 4 novembre exclure totalement l’idée de se présenter pour le PS.

L’enquête a été réalisée en ligne du 30 au 31 octobre auprès d’un échantillon de 1 003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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