Le Front national rejette une alliance avec le PVV néerlandais

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Le dirigeant néerlandais souvent controversé souhaite rassembler des partis souverainistes et nationalistes avant les élections européennes de 2014. Le Front national évoque des discussions pour créer un groupe après les élections de mai 2014, mais rejette  cette initiative, tout comme le parti nationaliste britannique,

Le chef néerlandais du Parti pour la liberté (PVV), Geert Wilders, a effectué une tournée en Europe au cours des dernières semaines. Objectif : créer un nouveau mouvement regroupant les partis d'extrême droite avant les prochaines élections européennes en mai 2014. Les partis en question réfutent la qualification d'extrême-droite.

Il a rencontré ses homologues du Vlaams Belang (Belgique), du Front national, des Démocrates suédois, de la Ligue du Nord (Italie) et probablement de l'Alternative pour l'Allemagne.

Le PVV rejetait jusqu'alors toute collaboration avec le parti de Marine Le Pen ou le parti nationaliste flamand. Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes de Marine Le Pen, a confirmé à EURACTIV que les deux leaders s'étaient bien rencontrés, mais pour évoquer l'entrée d'un député néerlandais du parti PVV au sein de l’Alliance européenne pour la liberté (EAF), qui regroupe certains mouvements souverainistes. Il a aussi indiqué que les discussions en cours portaient plutôt sur la création d'un groupe au Parlement après les élections en 2014, plutôt qu'une alliance a priori.

Le leader nationaliste semblait plus optimiste dans les médias néerlandais.

Il ne veut pas que des partis « extrémistes et racistes » rejoignent son mouvement. Il a cité l'exemple du Jobbik (Hongrie) et du Parti national britannique. Il souhaite rassembler les « opposants à l'Union européenne et à l'immigration de masse », a-t-il expliqué à sur le plateau de la chaîne publique NOS.

Peu de partis ont jusqu'à présent confirmé leur participation à cette nouvelle plateforme politique, censée mener à la création d'une coalition de mouvements eurosceptiques.

« Notre parti n'a pas rejoint l'alliance », a indiqué Martin Kinnunen, le porte-parole des Démocrates suédois.  « Nous avons rencontré différents partis pour obtenir plus de détails, mais il est difficile de se prononcer pour le moment étant donné que nous ne savons pas quels partis en feront partie. »

La Ligue du Nord s’est également montrée peu enthousiaste. Les autres partis n'étaient pas directement disponibles pour commenter.

Ce n'est pas la première fois que des partis nationalistes tentent de rassembler leurs forces au sein du Parlement européen. Les multiples autres tentatives étaient de courte durée, à l'instar du Groupe des droites européennes présidé par Jean-Marie Le Pen à la fin des années 1980.

De nombreux partis nationalistes et eurosceptiques occupent un siège au Parlement, mais les idéologies des groupes sont rarement cohérentes. Le groupe Europe libertés démocratie, dirigé par Nigel Farage, président du Parti de l'indépendance (UKIP), est le plus virulent.

Dans un courriel envoyé à EURACTIV, l'UKIP a affirmé qu'il ne participerait pas à l'initiative de Geert Wilders.

« L'UKIP n'est pas un parti d'extrême droite, mais libertaire. Il croit en un gouvernement de petite taille, des taxes peu élevées, la liberté des personnes, la responsabilité démocratique d’un gouvernement démocratique national insoumis aux règles de Bruxelles. L'UKIP n’est pas impliqué dans l’initiative de Geert Wilders. »

Les eurodéputés du PVV ne sont actuellement pas associés à un groupe politique dans l'assemblée. Lors d'un entretien en avril, Geert Wilders a affirmé qu'« une révolution politique » était en cours en Europe. Il a également annoncé une victoire en masse des partis d'extrême droite.

Sur la scène nationale, son parti progresse. Les mesures d'austérité ont sérieusement endommagé la réputation du premier ministre néerlandais, Mark Rutte. Des manifestations de masse sont prévues à La Haye en septembre. Selon le dernier sondage, le PVV devrait enregistrer des résultats élevés.

Mais une alliance au niveau européen n'est pas visiblement pas assurée.

Geert Wilders est le fondateur du Parti pour la liberté (PVV). Ce mouvement néerlandais est très critique envers l'intégration européenne et l'immigration.

L'euroscepticisme monte aux Pays-Bas, un membre fondateur de l'UE et des accords de Schengen qui ont ouvert les frontières internes de l’UE.

Les mesures d'austérité et les réductions budgétaires aux Pays-Bas ont permis au parti de Geert Wilders de grimper dans les sondages.

Des enquêtes publiées cet été ont révélé la popularité du PVV. Les Néerlandais sont fortement divisés sur la sortie éventuelle de leur pays de l'Union européenne.

  • 21 septembre : manifestations à La Haye contre le gouvernement néerlandais
  • 22-25 mai 2014 : élections européennes dans les 28 États membres

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